Décryptage – Une réunion E3 sous haute intensité diplomatique : Londres devient l’espace-test d’un futur accord de paix
- cirmafrance
- 9 déc. 2025
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Le 8 décembre, Emmanuel Macron s’est rendu à Londres pour participer à une réunion au format E3, aux côtés de Volodymyr Zelensky. Le dispositif devait placer l’Ukraine au centre de discussions stratégiques entre les trois principales puissances européennes et affirmer, de manière coordonnée, une ligne diplomatique commune dans un moment où les négociations sponsorisées par Washington entrent dans une phase décisive.

Cette rencontre a permis de réaffirmer ouvertement un soutien continu à l’Ukraine, mais surtout d’insister sur la notion de « paix robuste et durable ». Ce glissement lexical n’est pas neutre et signifie qu’il n’est plus question de rechercher seulement un cessez-le-feu, mais un accord assorti de garanties matérielles, sécuritaires et politiques. Les discussions ont porté sur le cadre de ces garanties, notamment celles structurées dans la Coalition des volontaires, dont la France cherche à faire le pivot opérationnel. Derrière les déclarations, il s'agit d'ancrer un engagement militaire, logistique et financier européen sur le long terme.
La réunion intervient également au moment où les efforts de médiation américains se sont intensifiés. Des échanges confidentiels sont en cours entre Washington et Moscou, centrés notamment sur les modalités d’un arrêt des combats et sur la question des territoires occupés. Alors que ces discussions avancent, la réunion du E3 vise à rappeler que les Européens ne se contenteront pas d’être spectateurs. L’idée est claire : aucune solution acceptable ne pourra être imposée si elle contourne Kyiv, affaiblit la souveraineté ukrainienne ou remet en cause la sécurité européenne.




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