top of page

De l’Europe de la défense à la dissuasion nucléaire avancée : la France continue de promouvoir une autonomie stratégique européenne

Photo du rédacteur: Martin Prouvost
Martin Prouvost
21 sept.
2 min de lecture

La question d’une Europe de la défense, comme énoncé par le président Emmanuel Macron, à la veille du sommet de mars 2025, où les chefs d'Etat et de gouvernement se retrouvent à Bruxelles, "pour élaborer une stratégie commune sur l'Ukraine et un nouveau plan visant à conduire l'UE vers une autonomie militaire vis-à-vis des États-Unis", ne s’est pas réalisée.



La pression exercée par Washington et l’OTAN, sur les Alliés, résultant d'un long processus de négociations, a permis de maintenir les objectifs de la présidence américaine. Cette dynamique a offert aux Alliés une nouvelle marge de manœuvre au sein des organes de commandement, tout en leur permettant de répondre aux objectifs d’augmentation des budgets militaires. 


Cependant, la proposition du président de la République sur la dissuasion nucléaire partagée, ou avancée, semble séduire les Etats européens. Héritière de la doctrine de 1959, prononcée   par le général de Gaulle, la dissuasion avancée s’inscrit dans une logique d’épaulement des forces nucléaires par des capacités conventionnelles renforcées à l’échelle européenne. Trois domaines sont identifiés comme prioritaires pour gérer une escalade sous le seuil nucléaire : « L'alerte avancée, donc la capacité, par une combinaison de satellites et de radars, de détecter et de suivre les missiles qui pourraient nous viser ; la maîtrise de notre ciel avec la défense aérienne élargie et les protections anti-missiles et anti-drones ; et enfin, les capacités de frappe dans la grande profondeur », a souligné Emmanuel Macron.  


Huit pays européens se sont engagés dans ce nouveau partenariat, à savoir, le Royaume-Uni, l'Allemagne, la Pologne, les Pays-Bas, la Belgique, la Grèce, la Suède et le Danemark ; de même que la Norvège et la Finlande se sont jointes à cette initiative. Le premier essai aura lieu, dès cette année, en présence de l'Allemagne (NDLR : depuis la déclaration conjointe de mars 2026) et probablement d’autres alliés (NDLR : comme annoncé ce 14 septembre lors de la rencontre entre le président finlandais et français). 


Néanmoins, la prise de parole d’Alexander Strubb, président de la Finlande laisse déjà planer l’ombre de Washington sur celle de Paris :  “Si vous demandez quel est notre principal parapluie nucléaire, cela reste celui de l’OTAN, et plus précisément celui des Etats-Unis.” 


Commentaires


CIRMA Logo

Le Collectif Interdisciplinaire pour la Recherche sur le Monde et l'Action Internationale est une fédération qui rassemble des chercheurs en relations internationales. Comprendre et analyser l'action internationale pour mieux informer le public est notre priorité. 

bottom of page