Décryptage : une déclaration conjointe pour la paix en Lybie
- cirmafrance
- 28 nov. 2025
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Une coalition diplomatique, réunissant l’Égypte, la France, l’Allemagne, l’Italie, le Qatar, l’Arabie saoudite, la Turquie, les Émirats arabes unis, le Royaume-Uni et les États-Unis, a publié une déclaration conjointe sur la situation en Libye. L’objectif est clair et assumé, réaffirmer un soutien collectif au peuple libyen dans sa quête d’unité, de stabilité et de prospérité, alors que le pays demeure fracturé entre institutions rivales, groupes armés et influences étrangères concurrentes.
"Une Libye forte et prospère, avec des institutions économiques, militaires et politiques unifiées, est dans notre intérêt à tous," affirment la France, le Royaume-Uni et d'autres pays.

Depuis la chute de l’ex-dictateur libyen, Mouammar Kadhafi, en 2011, le pays s’enlise dans une crise multiforme. La déclaration salue d’abord la décision du Conseil de sécurité des Nations unies de prolonger le mandat de la la Mission d’appui de l’ONU en Libye. Les pays signataires mettent en avant la feuille de route élaborée par Hanna Tetteh, représentante spéciale du Secrétaire général de l’ONU, qui fixe les étapes attendues pour relancer un processus politique strictement mené par les Libyens eux-mêmes (unification des institutions, cadre juridique pour les élections, stabilisation du pays...). Les puissances internationales appellent toutes les parties prenantes libyennes à s’en saisir immédiatement et à coopérer avec la M.A.N.U.L. pour avancer vers une solution durable.
Un autre élément majeur porte sur la réunification militaire et économique entre l’Est et l’Ouest libyen. En effet, le front sécuritaire, la situation demeure précaire malgré le cessez-le-feu de 2020. À Tripoli, les mobilisations récentes des groupes armés de l’ouest nourrissent les craintes d’un regain de violence. Dans le sud, des affrontements meurtriers à Qatroun ont éclaté dans le sillage d’une restructuration des forces de l’armée nationale libyenne. Les signataires saluent les efforts déjà réalisés, notamment les tentatives d’intégration des forces de sécurité, mais soulignent que ces avancées restent insuffisantes. Ils appellent les dirigeants libyens à renforcer la coordination entre les armées de l’est (autour du maréchal Haftar) et de l’ouest (reliées au gouvernement de Tripoli), un enjeu crucial pour mettre fin aux clivages territoriaux qui empêchent la reconstruction de l’État.



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