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Emmanuel Macron et la Bunka Power

  • Mélina Abichou
  • 1 août
  • 13 min de lecture

Alors que les portes du Parc des Expositions de Villepinte se sont refermées hier, le 12 juillet 2026, sur une édition record de la Japan Expo ou 250 000 étaient attendues, l'effervescence de ce troisième salon de France démontre l’ancrage de la pop-culture nippone dans le quotidien des Français. Cependant, ce triomphe n'est que la partie émergée d'une stratégie géopolitique globale et d'une histoire partagée 


Le 1er avril 2026, à l'issue d'une conférence de presse conjointe au Palais d'Akasaka à Tōkyō, Emmanuel Macron et la Première ministre japonaise Sanae Takaichi ont conclu leur déclaration officielle par un kaméhaméha, le geste iconique du manga Dragon Ball d'Akira Toriyama. L'image, immédiatement virale, a fait le tour des réseaux sociaux mondiaux. Elle pourrait n'être qu'une anecdote protocolaire, une accroche communicante dans un agenda diplomatique chargé. Elle est en réalité le symptôme visible d'une transformation structurelle des relations franco-japonaises : la culture populaire japonaise, et le manga en particulier, est devenue un instrument de la politique étrangère française. 


Dans un contexte mondialisé marqué par une accélération vertigineuse des rythmes de vie et une montée des incertitudes géopolitiques, les sociétés occidentales, et plus particulièrement la jeunesse française, semblent chercher de nouveaux refuges identitaires et émotionnels. Au cœur de cette quête de sens, le manga, bande dessinée venue du Japon, a opéré une  métamorphose spectaculaire : d'un simple produit de divertissement importé dans les années 1990, il est devenu un véritable phénomène de société, faisant de la France le deuxième pays consommateur au monde derrière l'archipel nippon.  Cette hégémonie culturelle ne relève pas du hasard, mais s'inscrit dans la stratégie du  « Soft Power » japonais, plus particulièrement, cette puissance de la culture nommé  « Bunka Power » est un concept qui fusionne l'identité nippone traditionnelle (valeurs de résilience, spiritualité, rapport à la nature) avec une pop-culture ultra-moderne et universelle. En France, cette influence se manifeste par une résonance profonde entre les récits de mangas et le quotidien des étudiants ou jeunes professionnels, pour qui ces œuvres servent d'échappatoire psychologique et de miroir aux difficultés du monde actuel. 


La France est aujourd'hui le deuxième marché mondial du manga, derrière le Japon et devant les États-Unis. Ce phénomène, né avant la privatisation des chaînes et émerge pleinement dans les années 1980 avec la diffusion des animés japonais sur TF1 et consolidé dans les années 2010 par les politiques culturelles de l'État, a atteint une telle profondeur sociale qu'il déborde désormais le seul champ éditorial pour irriguer le champ diplomatique. 


Le concept de Bunka Power, forgé par les médias japonais eux-mêmes, désigne la capacité d'un État à utiliser sa culture populaire comme vecteur de puissance géopolitique, permet de comprendre cette trajectoire. Il s'inscrit dans le cadre théorique plus large du soft power tel que l'a défini Joseph Nye : « la capacité d'obtenir ce que l'on veut par l'attraction plutôt que par la coercition ou le paiement » (Nye, 2004). Mais là où le soft power classique désigne la puissance de l'émetteur culturel, le Bunka Power décrit ici un phénomène inverse et inédit : un État récepteur, la France, qui s'approprie la culture d'un autre pour en faire un levier de rapprochement stratégique. 


Comment la passion française pour le manga est-elle passée d'un engouement populaire à un levier de puissance géopolitique, permettant à la France de renouveler ses alliances en Asie à l'heure de la recomposition de l'ordre indopacifique ? 


Après avoir analysé l'avènement de la France comme deuxième marché mondial du manga (I), nous verrons comment cette passion commune s'est muée en outil géopolitique à travers la "diplomatie du kaméhaméha" (II). 


I. La France, deuxième marché mondial du manga : de l'engouement spontané à la politique d'État 


A. Une réception culturelle fondée sur une convergence historique 


La pénétration du manga en France ne relève pas du hasard ou d'une politique préméditée : elle s'inscrit dans une convergence culturelle de longue durée entre deux pays qui entretiennent depuis deux siècles une relation singulière à travers l'art, la littérature. En effet, amorcée dès la fin du XIXesiècle par le “japonisme” et l'engouement des créateurs français pour l'estampe et l'art décoratif japonais, elle repose également sur des fondations institutionnelles et académiques à travers des échanges d'étudiants et d'experts français au Japon et inversement. En effet, bien que l'on aborde ici une dynamique culturelle, celle-ci prend racine dans une réelle politique étatique menée lors de l'ère Meiji (1868-1912). En faisant appel aux Ayatoi Gaikokujin (conseillers étrangers) et en envoyant ses élites se former en France, l'État modernisateur japonais a structurellement préparé le terrain d'un dialogue bilatéral et d'un respect mutuel des savoirs, qui faciliteront, un siècle plus tard, l'adoption massive de sa culture populaire. 


C'est dans les années 1980 que le manga pénètre massivement en France via la télévision. L'émission Club Dorothée (1987-1997) sur TF1 diffuse Dragon Ball, Sailor Moon, Les Chevaliers du Zodiaque et Ken le Survivant à des millions d'enfants français. Malgré les controverses suscitées, notamment avec Ségolène Royal qui dénonce la « violence » de ces dessins animés, le public est conquis et une génération entière grandit avec ces récits. L'éditeur grenoblois Glénat prend ensuite le pari de publier Akira en français dès 1990, ouvrant la voie à un marché éditorial qui ne cessera de croître. 


Ce socle culturel explique que la France soit aujourd'hui, selon les chiffres du Syndicat national de l'édition, le pays comptant proportionnellement le plus de lecteurs de manga par habitant hors du Japon. En 2024**, le manga représente 20 % de l'édition littéraire française avec une vente de 339 millions d’exemplaires en 2024 (recul de 3% par rapport à 2023 selon GFK) et dépasse structurellement la bande dessinée franco-belge dans les librairies, un renversement historique. Le manga est le pilier du marché BD et représente plus d’1 titre de bande-dessinée acheté sur 2. 


B. Le Pass Culture : l'institutionnalisation par la dépense publique & Cool Japan 


Le tournant décisif intervient sous le premier mandat d'Emmanuel Macron avec le Pass Culture, dispositif lancé en 2019 et généralisé en 2021, offrant un crédit culturel allant jusqu’à 300 euros aux jeunes de 15 à 18 ans. La mesure, pensée comme outil de démocratisation culturelle, produit un effet inattendu et massif sur le marché du manga : en 2023, le manga représente quatre livres sur dix achetés via le dispositif. Le Pass Culture devient ainsi, par les comportements de ses bénéficiaires, un vecteur de financement public de la culture populaire japonaise en France. 


«Quelques semaines après le lancement du pass culture, à l'occasion d'un déplacement au Japon, Macron partage sur ses réseaux sociaux en juillet 2021 un dessin offert et dédicacé par Eiichiro Oda. “Passionnés de One Piece, je partage avec vous ce dessin original offert par son auteur”, se réjouissait Emmanuel Macron en juillet 2021.» Pour certains, cette communication sémantique visait une forme de récupération politique de la jeunesse française, semant le doute chez les fans sur l'intérêt réel porté à l'œuvre par le chef de l'État. 


La France et le Japon entretiennent depuis les années 1860 une relation artistique unique de fascination et de respect avec le, notamment avec le mouvement “japonisme”. Cependant, cette influence historique dépasse le cadre artistique : elle s'est aussi manifestée sur les plans militaire et politique, notamment lorsque les Japonais se sont inspirés du dispositif administratif et policier français pour mener leurs grandes réformes de modernisation à l'ère Meiji. Si la Seconde Guerre mondiale a temporairement brisé ces liens, c'est précisément la culture qui a permis, après la guerre Asie-Pacifique, un nouveau rapprochement durable entre les deux nations. 


La France est aussi le pays qui consomme le plus de manga après le Japon et ce depuis longtemps. Malgré des volontés passées de censures politiques, les français sont très attachés à la BD, de sorte que la transition vers le manga s'est faite en douceur dans les années 80. 


C’est donc dans ce contexte qu'Emmanuel Macron, sous son premier mandat, met en place le Pass Culture. Depuis cette année, chaque citoyen français âgé de 15 à 8 ans reçoit jusqu’à 300 € à dépenser en livres, films, concerts, musées. Beaucoup d’entre eux choisissent de dépenser la majeure partie de leurs sommes dans les mangas. 


Pourtant, au-delà des débats politiques sur les motivations du président, il est bien plus intéressant de voir qu’Oda, en dédiant ce dessin, reconnaît que les fans français et francophones constituent un groupe démographique majeur en dehors du Japon. Cette reconnaissance s'illustre aussi à la Japan Expo, Troisième salon de France après celui de l’agriculture et celui de l’auto, la Japan Expo ne pouvait plus être ignorée des politiques. Le Président de la République s'y affiche en amateur de pop-culture et allant même jusqu'à y faire un premier Kaméhaméha. 


Cet effet a des conséquences mesurables. Les ventes de mangas, portées par l'effet Covid et du Pass Culture, bondissent de 120 % en 2021, atteignant 28 millions d'exemplaires, puis 48 millions en 2022 pour un chiffre d'affaires de 381 millions d'euros. Le marché quadruple en deux ans. Mais à partir de 2023, bridé pour des raisons budgétaires, le Pass Culture voit son enveloppe réduite, et le marché du manga enregistre immédiatement un recul de 11 % en volume, suivi d'un nouveau repli de 9 % en 2024. Quant bien même la France se place toujours au second rang mondial, cette période marque la fin d'une bulle spéculative. Ce faisant, l'influence culturelle japonaise en France à été renforcée, créant les conditions d'un soft power accru du Japon, que Macron saura ensuite mobiliser diplomatiquement. 


Cette dynamique croise parfaitement la stratégie nippone. Le « Cool Japan », associé au  « Gross National Cool », est un concept inventé en 2002 par le journaliste Douglas Mcgray, pour exprimer le statut émergent et influent du Japon en tant que superpuissance culturelle. Le gouvernement japonais adopte cette vision dès 2010, puis crée en novembre 2013 la “Cool Japan Fund Inc.”, un fonds de soutien destiné à la promotion internationale du pays. Le budget alloué à ce projet est colossal (50 à 60 milliards de yens sur 20 ans, soit environ 400 millions d’euros), avec en ligne de mire les Jeux Olympiques de Tōkyō qui devaient servir de démonstration finale de la « coolitude » japonaise. 


L’objectif de cette stratégie est de soutenir les industries créatives (manga, anime, jeux vidéo, gastronomie, mode) et d'en faire des instruments de soft power à l'international. Un fonds dédié de 465 millions d'euros, dont 20 % de capitaux privés, finance l'export des contenus. Cette stratégie porte ses fruits : le Japon est devenu le second exportateur mondial de biens culturels. En juin 2024*, le gouvernement a présenté sa stratégie « New Cool Japan », avec l'objectif de quadrupler d'ici 2033 les revenus issus de ses produits culturels à l'étranger. La France, deuxième marché mondial du manga et premier marché européen, est au cœur de ce dispositif. 


C'est dans ce contexte que la dimension culturelle prend une place explicite dans les négociations diplomatiques franco-japonaises. La Feuille de route sur la coopération franco-japonaise 2023-2027 mentionne explicitement les « industries créatives » comme un pilier de la relation bilatérale. Ce n'est plus le sous-produit d'une politique culturelle, c'est un axe stratégique assumé. Le Kaméhaméha présidentiel du 1er avril 2026 est le résultat visible de ce processus de deux décennies. 


Cependant, cette omniprésence du manga par le biais des fonds publics suscite des débats politiques en France. Récemment, un député RN s'interrogeait : « De quoi il se mêle ? »*** en affichant sa volonté de supprimer les mangas du Pass Culture. Une position immédiatement combattue par les libraires, qui défendent l'outil en rappelant que la lecture de mangas pousse avant tout les jeunes à pousser la porte des librairies et à redécouvrir la lecture sous toutes ses formes. 


II. La « diplomatie du kaméhaméha » : le Bunka Power comme instrument de la stratégie indopacifique française 


A. La visite de 2026 : une architecture diplomatique à trois niveaux 


La visite officielle de Macron au Japon du 31 mars au 2 avril 2026, sa quatrième visite d'État à Tōkyō depuis 2017, s'inscrit dans un contexte géopolitique particulièrement tendu. La guerre Iran-États-Unis, déclenchée le 28 février 2026, a remodelé les équilibres régionaux et rendu pressante la question de la stabilité de l'ordre indopacifique. La France, puissance riveraine de l'Indopacifique via ses territoires d'outre-mer, et le Japon, grande puissance économique de la région, ont des intérêts convergents dans la préservation de cet ordre. 


La délégation française est à la mesure des enjeux : cinq ministres, dont ceux des Affaires étrangères, de la Défense et de la Culture, accompagnent le Président, ainsi qu'une importante délégation d'entreprises couvrant le nucléaire civil (EDF, Orano, Framatome), le spatial (Ariane Group), le quantique (Alice & Bob, Pascal) et les batteries bas carbone (Verkor, ACC). Une soixantaine d'accords de coopération ont été signés le 1er avril 2026. 


Ces accords s'organisent selon trois niveaux distincts, que la visite articulé avec soin. Le premier est stratégique : la Feuille de route franco-japonaise sur la défense, le détachement d'un officier japonais au Commandement de l'espace de la France à partir de juillet 2026, et les déclarations conjointes sur l'Indopacifique et le détroit d'Ormuz. Le deuxième est économique et technologique : la Déclaration sur le nucléaire civil, la Feuille de route sur les minerais critiques, la Déclaration sur la coopération en intelligence artificielle et la visite d'Astroscale, entreprise japonaise spécialisée dans le nettoyage des débris spatiaux, en présence de la société française Exotrail. Le troisième niveau est culturel : six accords culturels signés en présence de la ministre Pégard, portant sur le manga, l'anime, le cinéma et la littérature. 


L'étonnante référence à Dragon Ball d'Emmanuel Macron avec Sanae Takaichi lors d’une conférence le 1er avril 2026. 
L'étonnante référence à Dragon Ball d'Emmanuel Macron avec Sanae Takaichi lors d’une conférence le 1er avril 2026. 

B. La réduction de la distance culturelle comme stratégie de négociation 


La force du geste du kaméhaméha n'est pas dans son caractère anecdotique, c'est précisément parce qu'il n'est pas anecdotique qu'il fonctionne. Il mobilise ce que le chercheur de l'IRIS Thierry Discepolo appelle la «réduction de la distance culturelle» : la capacité d'un acteur étranger à signaler sa familiarité avec les codes intimes d'une culture, créant ainsi un climat de confiance excédant les seuls intérêts matériels. 

Ce geste, auparavant réalisé par Macron lors de la Japan Expo du 4 juillet 2025 est réitéré lors de sa visite en 2026. 


En réalisant ce geste avec Sanae Takaichi, Macron ne s'adresse pas à la Première ministre japonaise, il s'adresse à la société japonaise. Il dit : «nous ne sommes pas que des partenaires commerciaux, nous partageons les mêmes références culturelles». Le message est d'autant plus efficace que Takaichi elle-même est connue pour sa passion pour les mangas et les jeux vidéo, l'un des premiers chefs de gouvernement du Japon à incarner pleinement la génération Cool Japan. 


Cette logique n'est pas nouvelle dans la diplomatie macroniste. Lors de sa première visite au Japon en 2019, Macron avait déjà mentionné son attachement au manga dans ses discours publics. La différence en 2026 est que la pratique est désormais inscrite dans des accords formels : les six conventions culturelles signées par la ministre Pégard traduisent institutionnellement ce que le geste symbolise. Le Japon est désigné pays à l'honneur du Marché du Film à Cannes 2026 et sera l'invité d'honneur du Festival du Livre de Paris en 2028, l'année du 170e anniversaire des relations diplomatiques franco-japonaises. 


Celluloïd d’animation original du film "Porco Rosso", dédicacé par Hayao Miyazaki et offert à Emmanuel Macron lors de sa visite officielle au Japon en avril 2026. 
Celluloïd d’animation original du film "Porco Rosso", dédicacé par Hayao Miyazaki et offert à Emmanuel Macron lors de sa visite officielle au Japon en avril 2026. 

Le choix du cadeau offert par le Japon est, à cet égard, extraordinairement signifiant. Le couple Macron a reçu un portrait de Porco Rosso, le héros d' Hayao Miyazaki, ce pilote mélancolique qui «refuse la guerre» et incarne une résistance morale à la brutalité du monde. Sur son compte X, Macron a salué cette œuvre qui « oppose à la brutalité du monde une irréductible idée de liberté », provoquant de facto une levée de boucliers de fans. Dans le contexte d'un Moyen-Orient en feu et d'un ordre international sous tension, le message diplomatique est limpide : France et Japon se présentent comme des puissances de la règle et de la liberté, contre les logiques de blocs et de coercition. 


Conclusion 


La visite de Macron au Japon en 2026 n'est pas un événement isolé : elle est l'aboutissement d'une relation franco-japonaise progressivement reconstruite sur le socle d'une proximité culturelle réelle, dont le manga est le marqueur le plus visible et le plus populaire. En institutionnalisant cette relation, par le Pass Culture, par les politiques d'échange culturel, par les accords sur les industries créatives, la France a transformé un phénomène de marché spontané en levier d'influence diplomatique. 


Cette trajectoire pose cependant une question théorique fondamentale : peut-on piloter le soft power, ou celui-ci n'est-il efficace que lorsqu'il émerge spontanément de la société civile ? Joseph Nye lui-même soulignait que la crédibilité du soft power tient précisément à son apparente non-instrumentalité. Le kaméhaméha de Macron et Takaichi est convaincant parce qu'il semble authentique, mais il est aussi soigneusement mis en scène. La frontière entre diplomatie culturelle sincère et instrumentalisation du symbolique reste, dans le cas franco-japonais de 2026, délibérément floue. 


Ce flou est peut-être la définition la plus juste du Bunka Power : non pas la manipulation cynique de la culture, mais sa mobilisation consciente au service d'intérêts partagés, dans un espace où la distinction entre le sincère et le stratégique n'est plus vraiment opératoire. 


Notes de bas de page





BIBLIOGRAPHIE: 

-Menneson, Anne. « Spécificité et atouts du soft power culturel japonais ». Asia Focus, IRIS, no. 50, novembre 2017. 


-Bounthavy, Suvilay. « Le Cool Japan made in France. Réappropriation du manga et de l'animation japonaise (1978-2018) ». Ebisu, no. 56, 2019. 


-METI (Ministry of Economy, Trade and Industry). « Cool Japan Strategy ». Gouvernement du Japon, 2014. 

-Gillabert, Matthieu. « Diplomatie culturelle et diplomatie publique : des histoires parallèles ? ». Relations internationales, no. 169, 2017/1, p. 3-16. 


-Iwabuchi, Koichi. « Au-delà du Cool Japan, la globalisation culturelle… ». Critique internationale, Jean-Marie Bouissou? vol. 38, no. 1, 2008, p. 37-55. 


-Macron, Emmanuel et Takaichi Sanae. « Déclaration conjointe du Président de la République française et de la Première ministre du Japon — Pour approfondir et renforcer le partenariat d'exception entre la France et le Japon ». MOFA Japon, 1er avril 2026. https://www.mofa.go.jp/files/101005978.pdf 


-Shimada, Tomoaki. « Signing Ceremony on Japan-France Cultural Cooperation ». Ministry of Foreign Affairs o Japan, 1er avril 2026. https://www.mofa.go.jp/erp/erp_2/pageite_000001_01564.html 


-Élysée. « Déplacement au Japon : deuxième journée ». 1er avril 2026. https://www.elysee.fr/emmanuel-macron/2026/04/01/deplacement-au-japon-deuxieme-journe


-Pineau, Elizabeth. « Macron au Japon et en Corée du Sud, investissements et contrats espérés ». Reuters / Boursorama, 30 mars 2026. 


-« Le marché du manga est en baisse en France, et ce n'est pas bon signe ». Journal du Geek, 24avril2025. 


-« Bilan du marché manga en France 2025 ». 9e Art, 19 février 2026. https://www.9e-art.com/marche-manga-france-bilan-2025/ 


-« New Cool Japan : comment le PIB du Japon se chauffe à la culture manga ». LADN.eu, 19 novembre2024. 


SITOGRAPHIE: 

-IFRI (Institut Français des Relations Internationales) « Emmanuel Macron au Japon et en Corée du Sud : une opportunité historique pour le rapprochement euro-asiatique », IFRI. [en ligne] URL: 

-Politique France « Macron à Tokyo : le manga, nouvelle arme d'influence culturelle française », Politique France. [en ligne] URL: 

-Gala « Brigitte et Emmanuel Macron à Tokyo : ils ont reçu un splendide cadeau à leur arrivée, c’est tout un symbole », Gala. [en ligne] URL: 

https://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/brigitte-et-emmanuel-macron-a-tokyo-ils-ont-recu un-splendide-cadeau-a-leur-arrivee-c-est-tout-un-symbole-20260401 

-La Libre.be « L'étonnante référence à Dragon Ball d'Emmanuel Macron », La Libre Belgique. [en ligne] URL: 

-Cabinet Office, Government of Japan « Cool Japan Strategy / Intellectual Property Strategic Program », Intellectual Property Strategy Headquarters. [en ligne] URL: 

-IWABUCHI, Koichi (2008) « Au-delà du "Cool Japan" : la globalisation culturelle », [en ligne] URL: iwabuchi-2008-au-dela-du-cool-japan-la-globalisation-culturelle.pdf 

-Journal du Japon « Qu'est-ce que le Cool Japan ? », Journal du Japon. [en ligne] URL:  https://www.journaldujapon.com/2022/01/27/cool-japan/ 

-Radio France / France Culture « La France, deuxième patrie du manga », émission Le Petit Salon, France Culture. [en ligne] URL: 

-Consommation et Société « La France est le deuxième pays consommateur de manga au monde », Consommation et Société. [en ligne] URL: 




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