L’ASEAN tente de réconcilier le pouvoir et l’opposition au Myanmar
Le lundi 13 juillet, des représentants de l’ASEAN ont engagé un dialogue avec plusieurs chefs de l’opposition birmane. L’objectif de ces échanges organisés en Thaïlande est d’apaiser les tensions au Myanmar et de relancer la vie politique et économique du pays.
Anciennement appelé Birmanie, le Myanmar est un pays d’Asie du Sud-Est situé entre le Bangladesh, la Thaïlande, le Laos et la Chine. En 2021, un coup d’État a porté au pouvoir le commandant Min Aung Hlaing. Une guerre civile a alors éclaté, faisant plus de 100 000 morts et provoquant le déplacement de près de trois millions de personnes, dans un pays comptant environ 55 millions d’habitants. Depuis, le régime tente de consolider son pouvoir, notamment à travers les élections contestées d’avril 2026, qui ont permis à Min Aung Hlaing de renforcer sa légitimité institutionnelle.
L’ASEAN a cependant pris ses distances avec la junte et a exclu les représentants politiques du Myanmar de ses principaux sommets. En 2021, l’organisation a adopté un « consensus en cinq points », qui prévoit notamment « une cessation immédiate des violences, un dialogue entre toutes les parties au conflit et un renforcement de l'accès humanitaire dans ce pays, en proie à une guerre civile et à des catastrophes naturelles ».
Cette position continue néanmoins de diviser les membres de l’organisation. Certains États, comme le Vietnam, ont appelé à maintenir le dialogue avec leur voisin, rappelant l’importance du Myanmar pour la stabilité régionale. Ces nouveaux pourparlers traduisent ainsi la volonté de l’ASEAN de contribuer au rétablissement de la paix civile, notamment en favorisant des discussions entre l’opposition et le pouvoir en place.
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