Pékin annonce l’entrée en vigueur de sa nouvelle Loi relative à l’« unité ethnique »
- Eliot Dubois
- 6 juil.
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Le 1er juillet 2026, la nouvelle loi relative à l’« unité ethnique » est entrée en vigueur en Chine. Cette dernière prévoit l’intégration forcée des minorités ethniques du pays à la nation chinoise. Pour rappel, la Chine est un pays multiethnique dominé à 92 % par les Han. S’inspirant du modèle soviétique, la République populaire de Chine explique avoir mis en place, depuis 1949, tout un ensemble de lois et d’institutions administratives pour faciliter l’intégration de ces minorités tout en respectant leur statut : discrimination positive, territoires autonomes, pluriculturalisme, etc. Cette nouvelle loi, qui prévoit entre autres la promotion du mandarin comme langue commune de l’État, de l’école et de l’administration (article 15), serait, selon le régime chinois, un prolongement de cette politique d’intégration.
Mais cette version est contestée. Selon Amnesty International, cette loi « exige la conformité » en limitant donc « l’harmonie entre différentes communautés ». Pire, « des activités comportant déjà un risque considérable en Chine – telles que la promotion de langues minoritaires, la collecte d’informations sur les violations des droits humains ou des campagnes en faveur de la libération de personnes détenues en raison de l’expression de leur culture, de leurs opinions ou de leurs croyances – pourraient donner lieu à une répression accrue ». Cette nouvelle loi serait donc une tentative d’aligner la vie communautaire de ces minorités sur l’idéologie et la vision du Parti communiste chinois.
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