Bouclier des Amériques : Washington lance une coalition continentale contre les cartels, les migrations et la Chine
- cirmafrance
- 10 mars
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Au cours des derniers jours, les États-Unis ont officialisé une nouvelle initiative de sécurité régionale avec le lancement du Sommet du Bouclier des Amériques, organisé le 7 mars, à Doral, en Floride.
L’événement, présidé par Donald Trump, marque la création d’un nouveau format de coopération continentale destiné à renforcer la lutte contre les organisations criminelles transnationales, à coordonner les réponses sécuritaires dans l’hémisphère occidental, mais surtout, à dissuader les Etats de coopérer avec la Cjine. À ses côtés, le secrétaire d’État Marco Rubio a joué un rôle central dans la mise en place de cette initiative.

La démarche américaine est surtout une démonstration de force. La composition de la délégation étasunienne illustre l’importance stratégique accordée à cette initiative. Outre Marco Rubio, plusieurs responsables clés de l’administration Trump ont participé au sommet, notamment le secrétaire à la Défense Pete Hegseth, la secrétaire à la Sécurité intérieure Kristi Noem, le secrétaire au Trésor Scott Bessent, le secrétaire au Commerce Howard Lutnick et le représentant américain au commerce Jamieson Greer.
Washington affirme vouloir renforcer la liberté, la sécurité et la prospérité dans les Amériques en s’attaquant à plusieurs défis simultanés, mais surtout contrer l’influence d’acteurs extérieurs dans la région, lutter contre la montée en puissance des cartels et des groupes qualifiés de narcoterroristes, ainsi que les flux migratoires illégaux. En associant ces différentes problématiques dans un même cadre stratégique, l’administration américaine cherche à conserver dans son giron d'influence les pays d'Amérique Latine. En marge du sommet et pour renforcer l'impact de l'événement, Marco Rubio a multiplié les rencontres bilatérales avec plusieurs dirigeants du continent. Il s’est notamment entretenu avec le président du Salvador Nayib Bukele, le président du Costa Rica, Rodrigo Chaves, le président du Panama José Raúl Mulino, ainsi qu’avec plusieurs responsables politiques d’Amérique latine et centrale.



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