Diplomatie bleue entre Paris et Séoul : l’Océan au sommet de l’agenda stratégique mondial
- cirmafrance
- 2 mai
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Le 3 avril 2026, Emmanuel Macron et Lee Jae Myung ont scellé à Séoul une alliance pour transformer la protection de l'Océan en priorité diplomatique mondiale absolue. Cette rencontre marque une étape décisive pour la mise en œuvre opérationnelle de l'Accord BBNJ et la promotion d'une économie bleue décarbonée.

Cette entente fait suite à la Conférence des Nations unies sur l'Océan (UNOC3) organisée à Nice et sur l'entrée en vigueur historique, le 17 janvier 2026, de l'Accord BBNJ relatif à la protection de la biodiversité en haute mer. La République française et la République de Corée agissent comme les moteurs politiques en mobilisant leurs agences de développement nationales pour financer la préservation marine. L'Organisation des Nations unies fournit le cadre multilatéral nécessaire à travers l'Accord BBNJ et les objectifs de développement durable pour étendre la protection de l’Océan à tous les États membres. Le secteur financier, sollicité via des initiatives comme One Ocean Finance, doit répondre au besoin de fonds publics et privés pour soutenir l'économie bleue. Enfin, le secteur de la recherche et de l'industrie technologique est mobilisé pour la décarbonation des voies maritimes et l'exploitation du potentiel énergétique éolien et marin.
La France et la Corée du Sud partagent une tradition forte de recherche universitaire maritime et une volonté de respecter les objectifs de l'Accord de Paris sur le climat. La reconnaissance de l'Océan comme régulateur thermique majeur lie désormais leurs agendas de sécurité environnementale et énergétique dans le cadre du Programme de développement durable à l'horizon 2030. Cet engagement vise spécifiquement à combler le retard sur l'Objectif de développement durable n° 14 consacré à la vie aquatique.
En figurant parmi les premiers pays à ratifier l'Accord BBNJ, ces deux nations s'octroient un rôle de premier plan pour la future Conférence des parties. Cette diplomatie bleue permet de transformer l'Océan en un terrain de multilatéralisme actif où la protection de la biodiversité sert de levier de stabilité internationale. La coopération scientifique sur l'acidification des eaux et la pollution plastique devient un outil stratégique pour influencer les futures régulations maritimes mondiales.
L'enjeu réside dans la transition vers une économie bleue juste qui valorise les ressources sans les épuiser. Le développement des énergies renouvelables marines et de l'énergie éolienne offre des perspectives de croissance décarbonée majeures pour ces deux puissances industrielles. La décarbonation des routes maritimes impose des ruptures technologiques créant de nouveaux marchés pour la construction navale de haute technologie. La mobilisation de fonds nationaux et internationaux vise à transformer l'ODD n°14 en un secteur d'investissement solide capable de renforcer la résilience des populations côtières.



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