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L'Allemagne désignée "Pays de l'Année" par VivaTech 2026 : l'innovation made in Germany à Paris

  • Photo du rédacteur: cirmafrance
    cirmafrance
  • 23 juin
  • 2 min de lecture

Pour la dixième édition de VivaTech, qui s'est tenue du 17 au 20 juin 2026 à Paris Expo Porte de Versailles, l'Allemagne a été désignée « Pays de l'année », une première dans l'histoire du salon puisque ce titre avait jusqu'ici toujours été attribué à des nations extra-européennes.


Le pavillon allemand, le plus vaste jamais déployé sur l'événement avec 800 m², a réuni plus de 200 start-up, 150 partenaires institutionnels, 14 Länder et deux ministres fédéraux, Karsten Wildberger (Numérique) et Dorothee Bär (Recherche, Technologie et Espace). Forts du plan d'action économique commun adopté en août 2025 au Conseil des ministres franco-allemand de Toulon, l'Allemagne et la France, ont profité de la tribune parisienne pour mettre en avant son écosystème de start-up, deuxième pôle technologique de l'UE et pour réaffirmer son ambition de bâtir une réponse européenne à la dépendance technologique vis-à-vis des États-Unis et de la Chine.



Le choix de l'Allemagne comme "Pays de l'année", traduit un changement de paradigme dans la manière dont l'Europe aborde sa relation à la souveraineté technologique. Même si la France et l'Allemagne redynamisent leur couple, grâce au numérique, à Toulon, en août 2025, l'Allemagne apporte une excellence industrielle et des capacités de financement importants. En effet, les start-up allemandes ont attiré plus de 11 milliards d'euros d'investissements l'an dernier, tandis que la France apporte la densité de son écosystème entrepreneurial et sa capacité à fédérer des événements d'ampleur mondiale comme VivaTech, qui a réuni cette année environ 15 000 start-up et 4 000 investisseurs venus de 170 pays.


L'Allemagne cherche à corriger son image de pays industriel puissant, mais perçu comme technologiquement conservateur. En investissant la scène de VivaTech, Berlin veut se présenter comme un hub de start-up à part entière, capable de transformer ses atouts industriels traditionnels, comme l'automobile, en relais de croissance dans l'IA, le quantique et les technologies vertes.


Mais La France, n'est jamais très éloignée de son partenaire et profite de l'événement pour consolider sa position de capitale européenne de la tech, déjà confortée par la concentration de 60 % des start-up françaises en Île-de-France. Paris recherche dans ce partenariat, car, seule, la France peine à atteindre l'échelle nécessaire face aux géants américains et chinois ; associée à l'Allemagne, première économie de la zone euro, elle pèse davantage.


Néanmoins, reste une question structurelle que cet événement n'a pas résolue : la tension entre le discours de souveraineté et la réalité des financements. Plusieurs annonces majeures faites en marge du salon, qu'il s'agisse d'investissements américains dans l'IA en France ou de la présence de figures comme Jeff Bezos, illustrent combien l'écosystème européen reste, dans les faits, perméable aux capitaux et aux technologies extra-européennes.

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