A Manille, le dialogue trilatéral qui dessine la nouvelle architecture de sécurité indo-pacifique
- cirmafrance
- 10 juin
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Le 8 juin 2026, Manille a accueilli la deuxième édition du dialogue maritime trilatéral États-Unis – Japon – Philippines. La délégation américaine était conduite par l'assistant secretary of State pour les affaires de l'Asie de l'Est et du Pacifique, Michael George DeSombre, aux côtés de responsables du Département d'État et des Garde-côtes américains ; la délégation japonaise était menée par la directrice adjointe pour les affaires de l'Asie du Sud-Est et du Sud-Ouest du ministère des Affaires étrangères, Hokugo Kyoko, accompagnée de représentants des ministères de la Défense et des Garde-côtes ; la délégation philippine était dirigée par le sous-secrétaire aux Affaires étrangères chargé de la politique, Leo Herrera-Lim.
Les trois parties ont réaffirmé leur forte opposition à toute tentative unilatérale de modifier le statu quo par la force ou la coercition en mer de Chine méridionale. Elles ont également réaffirmé la portée de la sentence arbitrale de 2016, dont le dixième anniversaire approche.

Pour les États-Unis, cet exercice trilatéral est un prolongement de la stratégie de construction d'architectures de sécurité infra-OTAN en Indo-Pacifique. Washington cherche à multiplier les formats de coopération pour densifier un réseau d'alliances et de partenariats susceptibles de contenir l'influence maritime chinoise sans provoquer d'escalade directe.
La composition même de la délégation américaine est révélatrice et Washington signale que sa réponse à la pression chinoise est délibérément calibrée sur le registre de l'application du droit maritime et du renforcement des capacités, plutôt que sur une posture militaire frontale. La ligne rouge américaine est claire : toute remise en cause par la force du libre accès aux voies maritimes de l'Indo-Pacifique serait une atteinte directe aux intérêts économiques et stratégiques américains.



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