Quand Washington et Pékin discutent : la libération du pasteur Ezra Jin
- Eliot Dubois
- 8 juil.
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Dans la nuit du 3 au 4 juillet, le pasteur évangélique Ezra Jin a été libéré par la Chine avant d’être envoyé directement aux États-Unis, à l’approche du 250e anniversaire de l’indépendance américaine. Il était emprisonné depuis plusieurs mois pour avoir continué à prêcher en ligne et lors de rassemblements, malgré la fermeture administrative de l’Église de Zion. Si le régime chinois reconnaît une « liberté de croyance religieuse », la « liberté religieuse » reste, elle, très encadrée : Pékin se méfie de tout contre-pouvoir susceptible de menacer l’autorité du Parti communiste chinois.
Cette libération serait le fruit de longues discussions entre Donald Trump et Xi Jinping. En parallèle, le président américain échange depuis plusieurs mois avec son homologue chinois au sujet de la libération de Jimmy Lai, figure du mouvement démocratique hongkongais, condamné à vingt ans de prison en 2020. Au-delà des considérations politiques, ces événements mettent en lumière l’existence d’une diplomatie effective entre les deux pays, souvent reléguée au second plan par des médias davantage concentrés sur les tensions et les ruptures.
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