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Décryptage : Les enjeux de défense, catalyseurs de l'intégration des Balkans dans l'Union Européenne ?

  • Photo du rédacteur: cirmafrance
    cirmafrance
  • 1 avr.
  • 2 min de lecture

Depuis les années 1990, l'adhésion des pays d'ex-Yougoslavie à l'Union européenne est question hautement géopolitique. En effet, les tensions entre la Serbie et la Croatie, la reconnaissance par les Occidentaux du Kosovo, sont autant de sujets de fracture avec les voisins (Russie) et partenaire de l'UE (Chine). Mais il se pourrait bien que l'intégration des Balkans à l'Union soit catalysée par l'effort de guerre et le médiation polonaise. Retour sur la rencontre entre le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, Radosław Sikorski et le ministre des Affaires étrangères et du Commerce extérieur de Macédoine du Nord, Timcho Mucunski.


L'année 2022 est une date charnière pour cette séquence diplomatique. En effet, le 21 février, la reconnaissance russe de l'indépendance des « républiques populaires » autoproclamées de Donetsk et de Lougansk et les forces armées russes pénètrent dans l'Est de l'Ukraine contrôlé par les républiques séparatistes. Le 23 juin, un nouveau sommet entre l'UE et les Balkans se déroule à Bruxelles. Mais à divers degrés, les pays de l'Union insistent sur la nécessité d'accélérer le processus d'intégration pour déstabiliser la Russie.


L'Autriche a, par exemple, invité ses partenaires européens à envoyer des "signaux clairs" aux pays des Balkans lors du sommet du 23 juin, en particulier à la Macédoine du Nord, à l'Albanie et à la Bosnie-Herzégovine, en soulignant "le grand potentiel de déstabilisation de la Russie non seulement à l'est de l'Europe, mais aussi au sud-est". Autre exemple, la Slovénie, qui milite activement pour que la Bosnie-Herzégovine obtienne le statut de candidat à l'UE. De même que des freins naturels et persistants entre les Etats des Balkans, empêchent ce processus. La Bulgarie exige que la Macédoine du Nord inclue la protection de la minorité bulgare dans sa constitution ; sans parler du Kosovo qui n'est pas officiellement reconnu comme un Etat, parmi les pays des Balkans.


L'Europe et les pays membres, servent de médiateurs. C'est pourquoi, lors de la présidence française du Conseil de l'Europe, la France a formulé une solution pour surmonter le blocage bulgare. Il a récemment été proposé à Sofia que le respect du futur accord bilatéral avec la Macédoine du Nord, qui réglera leurs différends, fasse partie du cadre de négociation du pays.


La Pologne, par l'intermédiaire de son ministre des Affaires étrangères, soutient aussi l'intégration de la Macédoine du Nord. Dans ce contexte, les ministres ont conjointement souligné la nécessité d'accroître encore les dépenses de défense afin de renforcer la sécurité de l'Europe. Ils ont également évoqué la coopération en matière de modernisation des forces armées de Macédoine du Nord, y compris une éventuelle participation de l'industrie de défense polonaise. Cette rencontre a réaffirmé les relations positives entre la Pologne et la Macédoine du Nord ainsi que notre approche commune des principaux défis auxquels sont confrontés aujourd'hui l'Europe et l'Alliance nord-atlantique.






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