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Entre contrôle et nécessité économique, le dilemme migratoire japonais

  • Nina Clément
  • 4 juin
  • 1 min de lecture

Au Japon, les débats autour de l’immigration et de la place des travailleurs étrangers s’intensifient. D’un côté, les autorités renforcent les contrôles et durcissent plusieurs dispositifs de séjour. Les conditions d’obtention du visa destiné aux entrepreneurs étrangers ont été considérablement relevées, entraînant des refus de renouvellement et, dans certains cas, l’obligation de quitter le pays en quelques semaines. Ces mesures suscitent des critiques, notamment de la part de commerçants et restaurateurs installés depuis de nombreuses années.


Parallèlement, des résidents étrangers dénoncent un climat devenu plus difficile. Par exemple, dans la préfecture d’Ibaraki, des habitants d’origine afghane, bangladaise et vietnamienne ont exprimé leurs inquiétudes face à la forte hausse envisagée des frais liés aux titres de séjour ainsi qu’à de nouvelles mesures locales de lutte contre l’emploi irrégulier. Selon eux, ces dispositifs risquent d’accroître la précarité de certains travailleurs et de renforcer la méfiance envers les communautés étrangères


Cette politique plus restrictive contraste avec les besoins économiques du pays. Le secteur de la restauration notamment, confronté à une pénurie chronique de main-d’œuvre, dépend fortement des travailleurs étrangers. La suspension des nouvelles admissions dans un programme de visa spécialisé complique désormais les recrutements et inquiète les professionnels du secteur, alors même que la demande touristique continue de progresser.


Dans l’ensemble, ces évolutions illustrent la tension croissante entre contrôle migratoire et besoins économiques du Japon.

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