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À Pékin, Xi et Trump affichent une détente commerciale, mais chaque capitale en livre un récit opposé

  • Mathilde Lance
  • 4 juin
  • 1 min de lecture

Du 14 au 15 mai, Donald Trump a effectué le premier déplacement d'un président américain en Chine depuis 2017, après la guerre tarifaire de 2025 et la trêve qui l'a suivie. Le sommet a produit des engagements concrets : la Chine achètera au moins 17 milliards de dollars (environ 14,5 milliards d'euros) de produits agricoles américains par an jusqu'en 2028, rouvrira l'accès aux terres rares et passera une première commande de 200 avions Boeing. Les deux dirigeants se reverront en septembre. La comparaison des communications officielles éclaire les enjeux. La Maison-Blanche déroule un récit transactionnel — soja, terres rares, victoires pour les « travailleurs, agriculteurs et industriels américains » —, mais tait les baisses de droits de douane. Pékin, à l'inverse, met en avant ces réductions tarifaires et un vocabulaire de statut : « respect mutuel », « stabilité stratégique constructive ». Chaque capitale sélectionne les faits qui servent son public intérieur. Surtout, aucun texte commun engageant n'existe : Washington parle d'accords « historiques » conclus, quand le ministère chinois du Commerce les décrit comme encore « en consultation ».


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