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France-Corée depuis 1960 : L’émergence d’un partenariat global (quatrième partie)

  • Imen Boulahya
  • il y a 4 jours
  • 21 min de lecture

La relation franco-coréenne contemporaine s’inscrit dans un contexte profondément différent de celui qui avait caractérisé les premiers contacts entre les deux pays à la fin du XIXe siècle. Après la guerre de Corée (1950-1953) (1), la République de Corée entreprend une vaste reconstruction économique et politique qui la conduit progressivement à s’imposer comme l’une des principales puissances industrielles et technologiques d’Asie. Dans le même temps, la France cherche à renforcer sa présence en Asie orientale et à diversifier ses partenariats au-delà du cadre strict de la Guerre froide.


À partir des années 1960, les relations entre Paris et Séoul connaissent ainsi une transformation progressive. D’abord centrée sur la normalisation diplomatique et les échanges politiques, la coopération s’étend rapidement aux domaines économiques, industriels, scientifiques et culturels. L’essor spectaculaire de l’économie sud-coréenne, l’intensification des échanges humains et la multiplication des partenariats institutionnels contribuent à faire émerger une relation de plus en plus dense et diversifiée.


Au fil des décennies, la France et la Corée du Sud ont développé des intérêts convergents dans de nombreux secteurs stratégiques : innovation technologique, recherche scientifique, enseignement supérieur, transition énergétique, sécurité économique ou encore gouvernance internationale. Cette évolution a culminé avec l’adoption d’un partenariat stratégique global en 2026 (2), symbole de la maturité atteinte par une relation désormais fondée autant sur les intérêts communs que sur la confiance politique et les échanges entre les sociétés.


Comment les relations franco-coréennes sont-elles passées, depuis les années 1960, d’une coopération diplomatique relativement limitée à un partenariat global couvrant aujourd’hui l’ensemble des grands enjeux du XXIe siècle ?


Figure 1. Emmanuel Macron, Brigitte Macron, Lee Jae-myung et Kim Hye-kyung lors de la visite d'État du président français en République de Corée, en avril 2026. Source : Présidence de la République française (Élysée).
Figure 1. Emmanuel Macron, Brigitte Macron, Lee Jae-myung et Kim Hye-kyung lors de la visite d'État du président français en République de Corée, en avril 2026. Source : Présidence de la République française (Élysée).

I- De la normalisation diplomatique à la construction d’une relation durable (1960-1980)

 Au lendemain de la guerre de Corée, les relations entre la France et la République de Corée entrent progressivement dans une nouvelle phase de leur histoire. Si les deux pays entretiennent des liens diplomatiques anciens remontant au traité d'amitié, de commerce et de navigation signé en 1886 (3), la division de la péninsule coréenne et les bouleversements de la guerre froide imposent de nouveaux enjeux. À partir des années 1960, Paris et Séoul s'engagent dans un processus de rapprochement progressif qui pose les bases d'un partenariat contemporain.


Cette période correspond à la présidence de Charles de Gaulle en France ainsi qu'aux premières années de la République de Corée sous Yun Po-sun puis Park Chung-hee. Malgré l'éloignement géographique et la priorité accordée par chacun aux enjeux régionaux, les deux pays développent progressivement des relations plus singulières. La France suit avec attention l'évolution de la Corée du Sud qui après la destruction de la guerre entreprend un vaste programme de modernisation économique et institutionnelle.


L'arrivée au pouvoir du président Park Chung-hee en 1963 marque un tournant décisif dans l'histoire sud-coréenne grâce à une politique volontariste d'industrialisation (4) et d'ouverture économique, la Corée du Sud connaît une croissance spectaculaire qui attire progressivement l'attention des partenaires européens. Dans ce contexte, la France cherche à renforcer sa présence en Asie orientale et à développer des relations avec un pays appelé à jouer un rôle croissant dans la région.


Au cours des années 1960 et 1970, plusieurs accords bilatéraux ont contribué à structurer la relation. Les domaines de la coopération culturelle, scientifique et éducative occupent une place particulière. L'enseignement du français se développe progressivement au sein des universités coréennes tandis que les premiers échanges universitaires voient le jour. 


Parallèlement, les échanges économiques commencent à se développer, les entreprises françaises observent avec intérêt le décollage industriel sud-coréen, notamment dans les secteurs de la construction, des infrastructures et des équipements industriels. Bien que les volumes commerciaux restent encore limités, les deux gouvernements prennent conscience des complémentarités qui existent entre leurs économies respectives.


Au-delà des relations institutionnelles, cette période est également marquée par les émergences d'une diplomatie plus humaine. Les échanges entre responsables politiques, diplomates, universitaires et représentants culturels se multiplient progressivement. Ils contribuent à créer un climat de confiance qui facilitera l'approfondissement ultérieur des relations bilatérales.


À la fin des années 1970 sous la présidence de Valéry Giscard d'Estaing en France et de Park Chung-hee  en Corée du Sud, les fondations d'une relation durable sont désormais établies, les échanges diplomatiques se sont institutionnalisés, les coopérations culturelles et éducatives se sont développées et les premiers contacts économiques ont été noués. Sans revêtir la dimension stratégique qu'elles acquièrent au XXIe siècle, les relations franco-coréennes disposent désormais d'un socle solide.


Cette première phase prépare naturellement l'approfondissement spectaculaire des relations bilatérales à partir des années 1980. L’essor économique sud-coréen, l'accélération de la mondialisation et la multiplication des rencontres au sommet vont progressivement transformer une relation encore essentiellement diplomatique en un partenariat économique, industriel et technologique de premier plan.



II- L’essor des échanges économiques, industriels et technologiques (1980-2000)

Au tournant des années 1980 les relations franco-coréennes entrent dans une nouvelle phase de leur développement. Les bases diplomatiques établies au cours des décennies précédentes permettent désormais d'envisager une coopération plus ambitieuse. L'industrialisation spectaculaire de la Corée, son ouverture croissante aux marchés internationaux et son affirmation comme puissance économique émergente conduisent la France à porter une attention renouvelée à la péninsule coréenne. Progressivement, les relations bilatérales cessent d'être uniquement diplomatiques pour s'appuyer sur des intérêts économiques, industriels et technologiques de plus en plus importants.


Cette évolution s'inscrit dans un contexte de profonde mutation internationale. Alors que la Corée du Sud poursuit son ascension économique sous la présidence de Chun Doo-hwan et de Roh Tae-woo, la France est dirigée par François Mitterrand. Les deux pays cherchent alors à diversifier leurs partenariats économiques et à renforcer leur présence sur les marchés internationaux. Les succès industriels sud-coréens dans l'automobile, l'électronique, la construction navale et la télécommunication attirent l'intérêt des entreprises françaises tandis que le marché coréen offre une nouvelle opportunité aux groupes européens.

 

Un tournant majeur intervient en 1993 avec la visite officielle de François Mitterrand à Séoul. Il s'agit de la première visite d'un président français en République de Corée depuis l'établissement des relations diplomatiques modernes. Cet événement revêt une portée symbolique considérable au-delà des discussions politiques, il marque la reconnaissance par la France du rôle grandissant de la Corée du Sud dans l'économie asiatique et mondiale. Les entretiens entre François Mitterrand et Roh Tae-woo ouvrent une nouvelle période de coopération contribuant à renforcer la visibilité du partenariat franco-coréen.


Comme dans de nombreuses relations bilatérales, la diplomatie ne se limite pas aux seuls chefs d'État. Les visites présidentielles s'accompagnent de réception officielle, de rencontres avec des milieux économiques, et d'événements culturels destinés à rapprocher les sociétés civiles. Les dîners d'État organisés à l'occasion de ses déplacements offrent un cadre privilégié pour renforcer les relations personnelles entre responsables politiques. Cette diplomatie de contact joue un rôle important dans le développement de la confiance mutuelle qui caractérise progressivement la relation franco-coréenne.


Les années 1990 confirment cette dynamique. La fin de la guerre froide et l'accélération de la mondialisation favorisent l'intensification des échanges commerciaux entre les deux pays. La visite du président Kim Young-Sam en France en 1995 constitue une nouvelle étape du rapprochement bilatéral. Les discussions portent notamment sur les investissements dans les infrastructures, les transports et les nouvelles technologies. Cette visite témoigne de la volonté des deux gouvernements de dépasser le cadre strict des relations diplomatiques pour construire un partenariat économique durable.


Cette dynamique se concrétise dès 1994 avec l'attribution du contrat de train à grande vitesse coréen (KTX) au consortium conduit par Alstom. Estimé à près de 2,1 milliards de dollars ce contrat constitue alors l'un des plus importants succès industriels français en Asie. Il permet un important transfert de technologie ferroviaire vers la Corée du Sud et contribue au développement du réseau KTX, mis en service en 2004.


Au cours de cette décennie plusieurs entreprises françaises renforcent leur présence en Corée du Sud. Les secteurs de l'énergie, des transports, de l'aéronautique et des infrastructures apparaissent particulièrement prometteurs. Dans le même temps, les grands groupes sud-coréens tels que Samsung, Hyundai ou LG commencent à accroître leur visibilité en Europe et notamment en France. Cette dynamique favorise la multiplication des échanges commerciaux et des investissements croisés.


L'élection de Kim Dae-jung à la présidence sud-coréenne en 1998 ouvre une nouvelle séquence politique. Récompensée par le prix Nobel de la paix en 2000 pour sa “Sunshine Policy” (5) à l'égard de la Corée du Nord, Kim Dae-jung développe une diplomatie particulièrement active sur la scène internationale. Ses relations avec Jacques Chirac contribuent à donner une dimension plus politique au partenariat franco-coréen. Les deux dirigeants partagent un attachement aux multilatéralismes et au dialogue international, favorisant ainsi le développement d'une coopération plus étroite dans plusieurs domaines.


La visite du président Kim Dae-jung en France en 2000 illustre cette évolution. Au-delà des questions économiques, les échanges portent également sur la culture, l'enseignement supérieur, les nouvelles technologies et les grands enjeux internationaux. Les rencontres organisées à cette occasion témoignent de l'élargissement progressif du partenariat franco-coréen à des domaines de plus en plus variés.


La dimension humaine de ses visites officielles mérite également d'être soulignée. Les conjoints des chefs d'État participent régulièrement aux cérémonies protocolaires, aux visites patrimoniales et aux évènements culturels organisés en marge des sommets présidentiels. Bien que leur rôle demeure essentiellement symbolique à cette époque, leur présence contribue à humaniser les relations bilatérales et à renforcer les échanges culturels entre les deux pays. Les cadeaux diplomatiques échanger lors des visites d'État souvent inspirées du patrimoine artistique ou artisanal national, illustrent également cette volonté de mettre en valeur l’identité culturelle respective.


Figure 2. Le président François Mitterrand présente au président sud-coréen Kim Young-sam un manuscrit royal Uigwe de la dynastie Joseon.  Ce geste symbolique intervient dans le contexte des négociations relatives au contrat du TGV coréen (KTX) et des discussions sur la restitution du patrimoine culturel coréen conservé en France. Source : Gestion des risques interculturels.
Figure 2. Le président François Mitterrand présente au président sud-coréen Kim Young-sam un manuscrit royal Uigwe de la dynastie Joseon.  Ce geste symbolique intervient dans le contexte des négociations relatives au contrat du TGV coréen (KTX) et des discussions sur la restitution du patrimoine culturel coréen conservé en France. Source : Gestion des risques interculturels.

La crise financière asiatique de 1997 (6) constitue néanmoins un défi important pour la Corée du Sud. Malgré les difficultés économiques qu'elle entraîne, elle accélère les réformes structurelles du pays et favorise son intégration dans l'économie mondialisée. Les entreprises françaises participent à cette nouvelle phase de modernisation économique, tandis que les autorités coréennes poursuivent leur politique d'ouverture aux investissements étrangers.


À la fin du XXe siècle la relation franco-coréenne a profondément changé de nature. Les échanges économiques se sont intensifiés, les coopérations industrielles se sont diversifiées et les visites présidentielles ont permis d'établir un dialogue politique régulier au plus haut niveau. Les relations personnelles nouées entre plusieurs dirigeants ont également contribué à renforcer la confiance mutuelle. Sans atteindre l'intimité diplomatique observée dans certaines autres relations bilatérales, les échanges entre François Mitterrand et Roh Tae-woo puis entre Jacques Chirac et Kim Da-Nang, ont joué un rôle non négligeable dans l'approfondissement du partenariat. 


Ainsi entre 1980 et 2000 la coopération économique devient le principal moteur du rapprochement franco-coréen. Porté par la croissance spectaculaire de la Corée du Sud et par l'intensification des échanges internationaux, elle transforme progressivement une relation encore largement institutionnelle en un partenariat concret associant entreprises, investisseurs, responsables politiques et acteurs de la société civile. Cette évolution prépare l'émergence d'une nouvelle étape des relations bilatérales marquées au début du XXIe siècle par le rapprochement croissant des sociétés des deux pays. 


III- Le rapprochement des sociétés : culture, enseignement supérieur et influences réciproques (2000-2010)

Au début du XXIe siècle les relations franco-coréennes connaissent une évolution significative. Après plusieurs décennies dominées par les enjeux diplomatiques puis économiques, le partenariat entre Paris et Séoul acquiert une dimension plus humaine. L'intensification des échanges universitaires, l’essor du tourisme, la multiplication des coopérations culturelles et la circulation croissante des étudiants contribuent à rapprocher durablement les sociétés civiles des deux pays. Cette évolution témoigne d'une maturation de la relation bilatérale, qui ne repose plus uniquement sur les intérêts des États mais également sur les échanges entre les populations.


Cette nouvelle phase s’inscrit dans la continuité du rapprochement engagé sous Jacques Chirac et Kim Dae-jung. Les relations cordiales entretenues entre les deux dirigeants favorisent le climat propice à l'approfondissement des coopérations culturelles et éducatives. Attaché au dialogue international et au rayonnement culturel de leur pays respectifs, ils contribuent à donner une nouvelle impulsion aux échanges humains qui deviennent progressivement l'un des piliers de la relation franco-coréenne.


L'enseignement supérieur occupe une place centrale dans cette dynamique à partir des années 2000. Les accords universitaires se multiplient entre établissements français et sud-coréens. Plusieurs grandes écoles françaises, universités et instituts spécialisés développent des partenariats avec des établissements prestigieux tels que Seoul National University, Korea University, Yonsei University ou KAIST (7). Ces accords favorisent la mobilité étudiante, les doubles diplômes, les échanges de professeurs ainsi que le développement de programmes de recherches communs.


La France s'impose progressivement comme l'une des destinations européennes privilégiées des étudiants sud-coréens. Son système universitaire, ses grandes écoles, son patrimoine culturel et son influence intellectuelle exercent une forte attractivité auprès de la jeunesse coréenne. Chaque année, plusieurs milliers d'étudiants choisissent de poursuivre une partie de leurs études en France dans des domaines aussi variés que l'ingénierie, les sciences politiques, les relations internationales, l'art ou encore le commerce. Ces séjours favorisent non seulement l'acquisition de compétences académiques mais également une meilleure compréhension de la société française.


Parallèlement, la Corée du Sud attire un nombre croissant d'étudiants français. Son développement économique spectaculaire, ses performances technologiques et son dynamisme urbain suscitent un intérêt grandissant. Les universités coréennes développent des programmes internationaux en anglais renforçant leur partenariat avec les établissements cours européens, facilitant ainsi la mobilité des étudiants français. Cette circulation croissante des jeunes générations contribue à former des réseaux humains durables qui jouent aujourd'hui un rôle important dans la relation bilatérale.


Au-delà du monde universitaire, la coopération culturelle connaît un essor remarquable. La France continue de bénéficier en Corée du Sud d'une image prestigieuse associée à la littérature, au cinéma, à la mode, au luxe et à la gastronomie ainsi qu'aux patrimoine. L'Institut français de Corée, les Alliances françaises ainsi que les nombreux événements organisés conjointement par les deux pays ont contribué à renforcer cette présence culturelle. Exposition, festivals de cinéma, conférences, concerts et manifestations artistiques deviennent autant d'occasions de favoriser le dialogue entre les deux sociétés.


Cette diplomatie culturelle est régulièrement mise en valeur lors de visites officielles. La visite du président Roh Moo-hyun en France en 2004 illustre parfaitement cette volonté d'élargir la coopération au-delà des seuls enjeux économiques. Les rencontres organisées en cette occasion permettent de promouvoir les échanges universitaires scientifiques et culturels. 


Dans le même temps, la Corée du Sud renforce considérablement son influence culturelle à l'échelle mondiale grâce au phénomène de la Hallyu ou la vague coréenne (8). Initialement diffusée en Asie orientale dans les années 1990, cette dynamique s'étend progressivement à l'Europe au cours des années 2000. Les séries télévisées coréennes, le cinéma, la musique populaire, la gastronomie contribuent à transformer l'image de la Corée du Sud auprès du public français.


Le cinéma constitue l'un des principaux vecteurs de cette influence. Des réalisateurs tels que Park Chan-wook, Kim Ki-duk ou Bong Joon-ho acquièrent une reconnaissance croissante dans les festivals européens, notamment à Cannes. Cette visibilité contribue à faire découvrir au public français la richesse culturelle et les évolutions de la société coréenne. Elle participe également à renforcer l'attractivité du pays auprès des jeunes générations françaises.


Les échanges touristiques reflètent une évolution, la France demeure l'une des destinations européennes les plus appréciées des visiteurs sud-coréens, attirés par son patrimoine historique, sa gastronomie et son art de vivre. Dans le même temps, de plus en plus de Français découvrent que la Corée du Sud, séduits par son dynamisme économique, sa modernité technologique et sa culture populaire. Cette augmentation des flux touristiques favorise une meilleure connaissance réciproque et contribue à rapprocher les deux sociétés.


Ainsi au cours des années 2000, les relations franco-coréennes changent progressivement d'échelle. Les échanges économiques hérités des décennies précédentes continuent de se développer, mais ils sont désormais complétés par une intensification sans précédent des relations humaines, universitaires et culturelles. Le rapprochement des sociétés civiles renforce la profondeur du partenariat bilatéral et crée des conditions d'une coopération encore plus ambitieuse.


Cette densification des liens humains prépare naturellement la décennie suivante. Les réseaux universitaires, scientifiques et culturels construits au cours des années 2000 offrent en effet un socle solide au développement de nouvelles coopérations dans les domaines de l'innovation, de la recherche et des technologies de pointe. À partir des années 2010 la relation France et la République de Corée s'engage ainsi dans une nouvelle phase de leur relation, marquée par l'émergence d'un véritable partenariat global. 


IV- L'émergence d'un partenariat global : innovation, recherche et coopération stratégique 2010-2020

Les années 2000 ont permis un rapprochement sans précédent entre les sociétés françaises et coréennes grâce aux échanges universitaires, culturels et humains. Fortes de cette meilleure connaissance mutuelle, Paris et Séoul abordent la décennie 2010 avec l'ambition de donner une nouvelle dimension à leur coopération. À mesure que les enjeux technologiques, énergétiques et environnementaux deviennent centraux dans les relations internationales, les deux pays découvrent des intérêts communs toujours plus nombreux. La relation franco-coréenne entre alors dans une phase de maturité marquée par l'émergence d'un véritable partenariat global fondé sur l'innovation, la recherche scientifique et le dialogue stratégique.


Cette évolution s'inscrit dans un contexte international profondément transformé. La révolution numérique, le développement de l'intelligence artificielle, l'accélération de la transition énergétique et la montée des enjeux liés à la souveraineté technologique redéfinissent les priorités des États. La France comme la République de Corée cherche à renforcer leur compétitivité à travers l'innovation et la maîtrise des technologies de pointe. Cette convergence favorise naturellement le rapprochement entre deux économies avancées qui investissent massivement dans la recherche et le développement.


Sous les présidences de Nicolas Sarkozy puis de François Hollande en France, et de Lee Myung-bak puis Park Geun-hye en Corée du Sud, les échanges politiques gagnent en intensité. Les rencontres entre dirigeants deviennent plus fréquentes et témoignent d'une volonté commune d'élargir le partenariat bilatéral. Le sommet du G20 de Séoul en 2010 (9) constitue notamment un moment important dans les relations franco-coréennes. Nicolas Sarkozy et Lee Myung-bak y développent un dialogue étroit sur les questions économiques internationales, la gouvernance financière mondiale et les conséquences de la crise de 2008. Cette proximité contribue à renforcer la coopération politique entre les deux pays.


La recherche scientifique apparaît rapidement comme l'un des principaux moteurs de ce rapprochement. Les partenariats entre organismes de recherche se multiplient tandis que les universités françaises et coréennes développent des programmes conjoints toujours plus ambitieux. Les collaborations impliquant notamment le CNRS, le CEA, KAIST ou plusieurs grandes universités coréennes permettent de développer des projets communs dans les domaines des nanotechnologies, biotechnologies, de l'information, de la robotique ou encore de sciences de l'environnement.


Cette coopération bénéficie d'un cadre institutionnel de plus en plus solide. Les appels à projet conjoint soutenu par l'Agence nationale de la recherche ANR ou et la National Research foundation of Korea favorisent la mobilité des chercheurs et le financement de travaux communs. Progressivement les laboratoires franco-coréens deviennent des acteurs importants de l'innovation scientifique internationale. Cette dynamique témoigne de la confiance croissante entre les institutions académiques des deux pays.


Au-delà du monde universitaire, l'innovation devient un axe structurant du partenaire bilatéral. La Corée du Sud s'impose comme l’une des économies les plus innovantes au monde grâce à ses investissements massifs dans les technologies de pointe. La France de son côté cherche à renforcer son écosystème d'innovation et à développer des coopérations internationales dans les secteurs stratégiques. Les entreprises françaises et coréennes multiplient ainsi les partenariats dans les domaines du numérique, des télécommunications, de l'intelligence artificielle, et de l'électronique avancée.


L'entrée en vigueur de l'accord libre-échange entre l'Union européenne et la République de Corée, le 1er juillet 2011, renforce cette dynamique. Premier accord commercial de nouvelle génération conclu par l'Union européenne avec un partenaire asiatique, il prévoit la suppression progressive de près de 99 % des droits de douane favorisant ainsi l'essor des échanges commerciaux et des investissements entre la France et la Corée du Sud.


Les questions énergétiques occupent également une place croissante dans le dialogue franco-coréen. Face aux enjeux climatiques et à la nécessité de réduire les émissions de carbone, les deux pays développent des coopérations dans le domaine du nucléaire civil, des énergies renouvelables, et des nouvelles technologies énergétiques. Ces échanges s’appuient sur l'expertise reconnue de la France dans les secteurs nucléaires ainsi que sur les capacités industrielles et technologiques de la Corée du Sud. Ils illustrent la volonté commune de concilier croissance économique et transition écologique.


Cette montée en puissance des coopérations scientifiques et technologiques s'accompagne d’un approfondissement du dialogue politique. La visite d'État de la présidente Park Geun-hye en France en juin 2016 constitue l'un des moments les plus importants de la décennie. Reçue par François Hollande, elle donne lieu à plusieurs accords dans divers domaines. Les entretiens entre les deux chefs d'État témoignent de la volonté de transformer une coopération sectorielle en un véritable partenariat stratégique.


La France et la Corée du Sud développent des positions convergentes sur plusieurs grands enjeux internationaux. Membres influents du G20 et défenseurs du multilatéralisme, les deux pays partagent un attachement commun au dialogue international, à la coopération économique ouverte et au respect du droit international. Qu’il s'agisse du changement climatique, de la régulation du numérique ou des grands enjeux de sécurité mondial Paris et Séoul multiplient les consultations et renforcent leur coordination.


À la fin des années 2010, les relations franco-coréennes apparaissent profondément transformées. Les échanges économiques, universitaires et culturels des décennies précédentes ont laissé place un partenariat beaucoup plus vaste intégrant désormais l'innovation, la recherche scientifique, la transition énergétique et la coopération stratégique. Cette évolution reflète la montée en puissance de la Corée du Sud sur la scène internationale mais également la capacité des deux pays à identifier des intérêts communs dans un monde en mutation rapide.


Cette nouvelle étape prépare naturellement les évolutions de la décennie suivante. Les années 2020 s'ouvrent en effet sur un contexte international marqué par la pandémie du covid 19, les tensions géopolitiques croissantes, les défis climatiques et la compétition technologique mondiale. Face à ces transformations, la France et la République de Corée sont amenées à approfondir davantage leur coopération. Plus qu'un simple partenariat bilatéral, leur relation tend désormais à s'inscrire dans une réflexion commune sur les grands défis stratégiques du XXIe siècle.


V-France-Corée au XXIe siècle : convergence stratégique et défi commun 2020-2026

À la fin des années 2010, les relations franco-coréennes ont atteint un degré de maturité inédit. Les coopérations économiques, scientifiques, universitaires et culturelles développées au cours des décennies antérieures ont progressivement transformé un partenariat sectoriel en une relation globale. Les années 2020 ouvrent toutefois un nouveau chapitre. La pandémie du covid-19, les tensions géopolitiques croissantes, la guerre en Ukraine, les défis climatiques bouleversent l'environnement international. Face à ces mutations, la France et la République de Corée découvrent des intérêts convergents toujours plus nombreux, renforçant leur volonté d'agir ensemble sur enjeux du XXIe siècle.


Cette évolution s'inscrit dans un contexte marqué par l'arrivée d'Emmanuel Macron à la présidence française en 2007 puis par les présidents successifs de Moon jae-in, Youn Suk-yeol, et Lee Jae-myung en Corée du Sud. Malgré leurs sensibilités politiques différentes, les dirigeants des deux pays partagent une même préoccupation, préserver leur autonomie stratégique dans un monde de plus en plus polarisé. Cet alignement favorise l'intensification du dialogue politique et contribue à rapprocher les positions françaises et coréennes sur de nombreux dossiers internationaux.


La sécurité internationale demeure l'un des principaux sujets de coopération. Pour Séoul, la menace représentée par le programme nucléaire et balistique nord-coréen continue de constituer une préoccupation majeure. Membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies, la France soutient régulièrement les efforts internationaux visant à préserver la stabilité dans la péninsule coréenne et à lutter contre la prolifération nucléaire. Si Paris n'est pas directement impliqué dans l'architecture de sécurité régionale, elle partage avec Séoul un attachement commun au respect du droit international et à la résolution pacifique des différends.


Au-delà de la péninsule coréenne, les deux pays sont confrontés aux conséquences de la rivalité croissante entre les États-Unis et la Chine. Cette compétition influence profondément les équilibres économiques, technologiques, et stratégiques mondiaux. Dans ce contexte, la France et la Corée du Sud cherchent toutes deux à préserver leurs capacités de décision tout en maintenant des relations bilatérales équilibrées avec leurs principaux partenaires. Cette volonté commune renforce leur dialogue sur la question de souveraineté économique, de sécurité technologique et de gouvernance internationale.


L'Indopacifique apparaît progressivement comme l'un des principaux espaces de convergence entre Paris et Séoul. La France, puissance résidente dans cette région grâce à ses territoires ultramarins, développe depuis plusieurs années une stratégie Indopacifique fondée sur le respect du droit international, la liberté de navigation et la stabilité régionale. De son côté, la République de Corée accorde une importance croissante à cet espace qui concentre une part essentielle du commerce mondial. Les deux pays multiplient ainsi les consultations diplomatiques afin de promouvoir une vision commune d'un Indopacifique ouvert, stable et fondé sur la coopération internationale.


Les enjeux économiques prennent également une dimension stratégique nouvelle. Les perturbations provoquées par la pandémie du covid-19 puis les tensions géopolitiques internationales ont révélé la fragilité des chaînes d'approvisionnements mondiales. Face à cette situation, Paris et Séoul renforcent leur coopération dans plusieurs secteurs considérés comme critiques : semi-conducteurs, batteries électriques, intelligence artificielle, cybersécurité, minerais stratégiques et technologies numériques avancées. Ces domaines deviennent progressivement au cœur du partenariat franco-coréen.


La coopération énergétique connaît également un approfondissement significatif. Engagées dans la lutte contre le changement climatique, la France et la République de Corée développent des partenariats dans les domaines du nucléaire civil, de l'hydrogène bas carbone, des énergies renouvelables et des technologies de décarbonisation industrielle. Ces coopérations répondent à un double objectif : renforcer la sécurité énergétique tout en contribuant à la transition écologique. Elle témoigne de la volonté des deux gouvernements d'apporter les réponses communes aux défis environnementaux contemporains.


Cette montée en puissance du dialogue stratégique s'incarne également dans les relations personnelles entre les chefs d'État. Depuis 2022, Emmanuel Macron et Yoon Suk-yeol multiplient les rencontres à l'occasion des sommets internationaux notamment au sein du G20, de l'OTAN et lors de plusieurs réunions bilatérales. Les deux dirigeants développent une coopération particulièrement active dans les domaines de la défense, des nouvelles technologies, du spatial. Le sommet organisé à Paris en 2023 à l'occasion de la candidature de Busan à l'Exposition universelle de 2030 illustre cette volonté commune d'approfondir davantage de partenariat.


Comme lors des décennies précédentes les conjoints présidentiels participent pleinement à cette diplomatie contemporaine. Brigitte Macron et Kim Keon-hee prennent part à de nombreux événements culturels, éducatifs et patrimoniaux organisés lors des visites officielles. Si leur rôle demeure distinct de celui des responsables politiques, leur présence contribuent à donner une dimension humaine à la relation bilatérale. Les visites de musées, les rencontres avec des étudiants, les actions en faveur de l'éducation ou encore les manifestations culturelles permettent de renforcer les liens entre les sociétés civiles françaises et coréennes.


Figure 3. Artistes sud-coréens (Stray Kids) lors du Gala des Pièces Jaunes à Paris, illustrant le rayonnement de la culture populaire coréenne en France. Source : K-GEN, 2026.
Figure 3. Artistes sud-coréens (Stray Kids) lors du Gala des Pièces Jaunes à Paris, illustrant le rayonnement de la culture populaire coréenne en France. Source : K-GEN, 2026.

L'année 2026 marque une étape décisive. À l'occasion du 140e anniversaire du traité d'amitié de 1886, la France et la République de Corée élèvent officiellement leur relation au rang de partenariat stratégique global.  Cette décision constitue l'aboutissement de plusieurs décennies de rapprochement progressif. Elle consacre l'élargissement du partenariat à des domaines aussi variés que la sécurité, l'innovation, la recherche scientifique, les technologies critiques, la transition énergétique et les grands enjeux internationaux.


Quelques semaines plus tard, la rencontre entre Emmanuel Macron et le président Lee Jae-myung en marge du sommet G7 de Kananaskis au Canada symbolise cette nouvelle phase de la relation bilatérale. Les discussions portent notamment sur l'intelligence artificielle, le spatial, les investissements, la transition énergétique, les défis géopolitiques contemporains. Cet entretien illustre parfaitement l'évolution des relations franco-coréennes d'une coopération essentiellement diplomatique dans les années 1960 à un partenariat stratégique global associant aujourd'hui économie, innovation, sécurité et gouvernance mondiale.


Ainsi entre 2020 et 2026 la France et la République de Corée ont franchi une nouvelle étape dans leur rapprochement. Les performances économiques illustrent cette dynamique. En 2025, les échanges commerciaux bilatéraux atteignent un niveau record de près de 15 milliards de dollars.


Face aux divers défis du XXIe siècle, les deux pays apparaissent comme des partenaires partageant des valeurs communes des intérêts convergents et une même confiance dans les vertus du dialogue international. L'adoption du partenariat stratégique global de 2026 ne constitue pas l'aboutissement de la relation, mais plutôt le point de départ d'une coopération appelée à se renforcer davantage dans les décennies à venir. 


Conclusion

Depuis 1960, les relations franco-coréennes ont connu une évolution profonde. Centrée dans un premier temps, sur la normalisation diplomatique, elles se sont progressivement élargies aux domaines économique, scientifique, culturel et stratégique. L’intensification des échanges entre les deux pays, soutenue par les visites civiles, a contribué à faire émerger un partenariat particulièrement dynamique.


Au fil des années, la France et la Corée du Sud ont développé des intérêts convergents dans des secteurs clés. L’adoption d’un partenariat stratégique global en 2026 illustre la maturité atteinte par cette relation et la volonté commune d’approfondir davantage la coopération bilatérale.


À l’heure où la France et la République de Corée célèbrent le 140e anniversaire de l'établissement de leurs relations diplomatiques, les perspectives continuent de s’élargir. L'organisation en septembre 2026, du premier sommet international, de la création audiovisuelle et du jeu vidéo, co-présidé par les deux pays, témoigne de cette ambition commune de renforcer leur partenariat dans les industries culturelles et créatives, tout en affirmant un dialogue renouvelé entre l’Europe et l’Asie face aux défis technologiques et géopolitiques contemporains.


Notes de bas de page


1-  La guerre de Corée (25 juin 1950 - 27 juillet 1953) opposa la République de Corée (Corée du Sud), soutenue par les forces des Nations unies, à la République populaire démocratique de Corée (Corée du Nord), appuyée par la Chine et l'Union soviétique. Le conflit s'acheva par la signature de l'armistice de Panmunjeom, sans traité de paix, laissant la péninsule coréenne durablement divisée le long de la zone démilitarisée (DMZ).


2- Le 3 avril 2026, la France et la République de Corée ont élevé leur relation au rang de « partenariat stratégique global », marquant une nouvelle étape dans leur coopération politique, économique, scientifique, culturelle et sécuritaire.


3- Le traité d'amitié, de commerce et de navigation franco-coréen, signé le 4 juin 1886, marque l'établissement officiel des relations diplomatiques entre la France et le royaume de Joseon. Il encadre les relations politiques, commerciales et consulaires entre les deux États et constitue le fondement juridique de leur relation bilatérale moderne.


4- À partir de 1963, Park Chung-hee met en œuvre une stratégie d'industrialisation dirigée par l'État, fondée sur les plans quinquennaux, le développement des chaebols et la promotion des exportations. Cette politique est communément désignée comme le « miracle du fleuve Han ».


5- La “Sunshine Policy” de Kim Dae-jung désigne une politique d’ouverture et de dialogue avec la Corée du Nord, fondée sur la coopération économique, les échanges humanitaires et la réduction des tensions intercoréennes. 


6- La crise financière asiatique de 1997 provoque une grave récession en Corée du Sud, entraînant le recours à un plan d'assistance du Fonds monétaire international (FMI) et d'importantes réformes du système financier, de la gouvernance des chaebols et du marché du travail. Ces réformes constituent un tournant majeur dans la modernisation de l'économie sud-coréenne.


7-  Fondé en 1971 à Daejeon, le KAIST (Korea Advanced Institute of Science and Technology, en coréen 카이스트) est l’un des principaux établissements sud-coréens d’enseignement supérieur et de recherche scientifique. Spécialisé dans les sciences, l’ingénierie et les technologies de pointe, il joue un rôle central dans la politique nationale d’innovation de la République de Corée et dans le développement de coopérations scientifiques internationales.


8-  La Hallyu (« vague coréenne ») désigne l'essor et la diffusion mondiale de la culture populaire sud-coréenne. Depuis les années 2000, ce phénomène participe au renforcement de l'attractivité internationale de la République de Corée et constitue un levier majeur de sa diplomatie culturelle, en complément de ses relations économiques et politiques.


9-  Organisé les 11 et 12 novembre 2010, le sommet du G20 de Séoul est le premier accueilli par une puissance émergente asiatique. Il offre à la France et à la République de Corée l'occasion de renforcer leur coopération sur les questions de gouvernance économique mondiale et prépare la transition vers la présidence française du G20 en 2011.



Bibliographie

Sources institutionnelles

  • AMBASSADE DE FRANCE EN RÉPUBLIQUE DE CORÉE, Relations bilatérales entre la France et la République de Corée, Séoul, 2026.

  • CORÉE.NET, « France–Corée : 140 ans de relations diplomatiques », 2021. Disponible sur : https://french.korea.net

  • MINISTÈRE DE L'EUROPE ET DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES, Relations bilatérales France–Corée du Sud, Paris, 2026. 

  • PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE, Déclaration conjointe du Président de la République française et du Président de la République de Corée à l'occasion de l'adoption d'un partenariat stratégique global, Paris, avril 2026. Disponible sur : https://www.elysee.fr

  • SERVICE ÉCONOMIQUE DE SÉOUL – DIRECTION GÉNÉRALE DU TRÉSOR, Les relations économiques entre la France et la Corée du Sud, Séoul, 2025.

Ouvrages

  • BABICZ, Lionel, La Corée : des origines à nos jours, Paris, Tallandier, 2016.

  • DAYEZ-BURGEON, Pascal, Histoire de la Corée : des origines à nos jours, Paris, Tallandier, 2012.

  • DAYEZ-BURGEON, Pascal et KIM Joo-no, De Séoul à Pyongyang : idées reçues sur les deux Corées, Paris, Le Cavalier Bleu, 2013.

  • DELISSEN, Alain, HAMON, Claude et TANDONNET, Marc (dir.), La Corée : vers une nouvelle ère ?, Paris, Les Indes Savantes, 2017.

Articles et études

  • CHABROL, Pierre, « Les relations entre la France et la Corée du Sud : une coopération en mutation », Revue internationale et stratégique, n° 124, 2021, p. 85-95.

  • FONDATION JEAN-JAURÈS, France–Corée du Sud : un partenariat inachevé entre démocraties industrielles et ce qu'il dit du rapport Europe–Asie, Paris, 2024.

  • PARK, Hyeong-jung, « La diplomatie culturelle sud-coréenne et la Hallyu », Monde chinois – Nouvelle Asie, n° 62, 2020, p. 45-57.

Sources statistiques et complémentaires

  • BANQUE MONDIALE, DataBank : Republic of Korea, Washington, consultation 2026.

  • OCDE, Korea Economic Profile, Paris, consultation 2026.

  • UNESCO, Coopération universitaire et scientifique entre la France et la République de Corée, Paris, consultation 2026.

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