L’importation de la langue française au Maroc : Héritage historique et recompositions contemporaines
- Imen Boulahya
- il y a 6 jours
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Plus d’un siècle après l’instauration du protectorat français en 1912, la langue française continue d’occuper une place singulière au Maroc. À la fois héritage historique, outil de communication internationale et marqueur social, elle s’inscrit au cœur des dynamiques politiques, économiques et culturelles du royaume. Aujourd’hui le Français constitue la principale langue étrangère au Maroc (1), ainsi que l’une des deux langues administratives du royaume. Il est souvent utilisé pour le commerce, la diplomatie ainsi qu’au sein du gouvernement en tant que langue véhiculaire. Son enseignement est obligatoire dans le système scolaire. Ce qui explique pourquoi la place de la langue française au Maroc est un héritage de la période coloniale et aux choix politiques et linguistiques opérés après l’indépendance.

I-Un héritage du protectorat français (1912-1956)
L’usage du français au Maroc s’inscrit dans un contexte historique marqué par les rivalités européennes du début du XXème siècle, notamment les tensions franco-allemandes lors des crises marocaines (2). Celles-ci aboutissent à la signature du traité de Fès en 1912, qui instaure le protectorat français sur le royaume et marque le début d’une réorganisation administrative, politique et institutionnelle largement inspirée du modèle français. Comme de nombreux pays de l’hémisphère Sud, le Maroc a connu une période de domination coloniale s’étendant du 30 mars 1912 au 2 mars 1956. Durant ces quarante-quatre années de protectorat, la France met en place une administration centralisée dans laquelle la langue française occupe une place importante.
L’usage de la langue s’impose progressivement dans l'administration comme langue bureaucratique, de la gestion publique et des échanges institutionnels. Le français devient ainsi un outil de gouvernance, facilitant le fonctionnement de l’appareil administratif colonial. Parallèlement, cette langue s’ancre durablement dans les structures éducatives mises en place par le protectorat. À travers les écoles françaises et les formations supérieures, le français devient la langue d’enseignement pour une partie de la population, en particulier les élites urbaines. Il est alors principalement maîtrisé par les cadres administratifs, les acteurs économiques, ainsi que les individus formés dans ces institutions scolaires. Peu à peu, l’usage du français dépasse progressivement le cadre strictement administratif pour pénétrer la société marocaine, notamment par le biais de l’éducation, du marché du travail et des échanges économiques. Toutefois, cette diffusion demeure inégalement répartie, contribuant à l’émergence d’une distinction sociale entre une population francophone, souvent urbaine et diplômée, et une majorité moins exposée à cette langue (3).
Après l'indépendance, en 1956, le Maroc n’opère pas une rupture totale avec son héritage linguistique. Si une politique d’arabisation est progressivement engagée, notamment dans le système éducatif, dans une logique d'affirmation identitaire et de souveraineté culturelle, le français se maintient durablement dans plusieurs secteurs stratégiques.
Sous le règne de Hassan II de 1961 à 1999, cette orientation se confirme à travers une approche visant à préserver l’efficacité de l'appareil étatique et à maintenir l'ouverture du pays à l'international. Le français demeure ainsi largement utilisé dans les sphères administrative, économique et diplomatique et conserve une place centrale dans l'enseignement supérieur, en particulier dans les filières scientifique et technique. Cette situation s’inscrit également dans le maintien de relations privilégiées avec la France, partenaire politique, économique et diplomatique majeur du Maroc durant le règne de feu Sa Majesté Hassan II.
Par conséquent, le français s'impose également comme un outil privilégié de communication avec les partenaires européens et les organisations internationales. Cette dynamique traduit un compromis entre les revendications nationalistes, favorable à la promotion de l'arabe et les impératifs fonctionnels liés au développement économique et à l'insertion du Maroc, dans les réseaux internationaux. Le français devient dès lors une langue associée aux élites, à la modernité et à l'expertise technique.

II-Recomposition du paysage linguistique et statut ambivalent du français
À partir des années 2000, cette configuration évolue progressivement vers une reconnaissance accrue de la diversité linguistique nationale, s’inscrivant dans un processus de redéfinition des équilibres linguistiques où se conjuguent dynamiques internes de pluralismes et impératifs d’ouverture dans un monde internationalisé.
La constitution marocaine de 2011, adoptée dans le contexte des mobilisations du Mouvement du 20 février (4), et des dynamiques régionales, liées au printemps arabe, marque une étape importante dans cette transformation. La constitution consacre l'arabe comme langue officielle de l'État et reconnaît également l’amazighe comme langue officielle, en tant que patrimoine commun à l'ensemble des marocains (5). Le contexte constitutionnel encourage par ailleurs l'apprentissage des langues étrangères afin de renforcer l'ouverture international du pays.
Dans ce cadre le français ne dispose d'aucun statut juridique officiel (6) mais il conserve un statut de fait particulièrement important dans la société marocaine. Dans la pratique, la langue reste largement utilisée dans des domaines clés : de nombreux rapports administratifs, contrats et documents techniques continuent d'être rédigés en français, témoignant de son degré d'institutionnalisation, malgré son absence de reconnaissance officielle. Plus largement, la langue française demeure fortement présente dans la vie économique, les médias, l'éducation et les échanges professionnels. Selon les données de l'organisation internationale de la francophonie, près de 36 % de la population marocaine maîtrise le français (7).
III-Les usages contemporains du français au Maroc : dynamiques et évolutions
La pénétration du français dans les usages linguistiques marocains ne constitue pas un cas isolé, mais s'inscrit dans une dynamique régionale propre au Maghreb, héritée de la période coloniale.
En effet, des pays comme l’Algérie et la Tunisie (8) connaissent également un usage significatif du français dans les sphères administratives, économiques et éducatives. Toutefois, cette présence varie selon les trajectoires politiques nationales, car si le Maroc maintient un usage relativement stable du français, l’Algérie a engagé des politiques d’arabisation plus marquées, tandis que la Tunisie adopte une position intermédiaire (9). Ces différences s’expliquent en partie par des orientations politiques et identitaires distinctes après les indépendances. À l’échelle régionale, ces évolutions témoignent d’un héritage commun, mais aussi de recompositions linguistiques propres à chaque État.
À partir du XXIe siècle, les difficultés structurelles du système éducatif, notamment en matière d’enseignement des langues, ont conduit les autorités marocaines à engager plusieurs réformes visant à adapter le système aux enjeux contemporains. Ces transformations s'inscrivent dans une double dynamique: d'une part, une volonté politique de renforcer la place de l’arabe, langue officielle, et d’autre part, une ouverture croissante à l’anglais dans un contexte de mondialisation. Ainsi, depuis la rentrée scolaire 2023-2024, l’enseignement de l’anglais a été introduit de manière obligatoire dans certains niveaux du collège, avec une généralisation progressive prévue à l’échelle nationale (10). Parallèlement, l’enseignement de l’arabe a été renforcé, y compris dans certains établissements internationaux. Ces évolutions traduisent une reconfiguration du paysage linguistique marocain, dans laquelle le français, historiquement dominant dans les sphères administratives et économiques, voit son rôle progressivement redéfini.
Sur le plan sociolinguistique, les données récentes confirment toutefois l’importance persistante du français dans la société marocaine. Selon le recensement général de la population de 2024 (11), 57,7% des personnes alphabétisées âgées de 10 ans et plus déclarent savoir lire et écrire en français, avec des écarts significatifs entre milieu urbain 64,3% et rural 42,1%. Cette maîtrise est particulièrement marquée dans les régions économiquement dynamiques telles que Casablanca-Settat (64%) ou Rabat-Salé-Kénitra (61,3%). Le français demeure ainsi une langue largement présente dans les espaces urbains, les secteurs économiques stratégiques et les milieux institutionnels. Certaines décisions juridiques ont par ailleurs souligné le caractère non réglementaire de l'usage du français dans certains documents administratifs. Cette orientation vise à développer un accès plus équitable à l'information pour l'ensemble des citoyens, en particulier, ceux qui ne maîtrise pas le français. Cependant, les politiques linguistiques récentes traduisent, une volonté de rééquilibrer, l'usage des langues, notamment dans l'administration publique. Ghita Mezzour, la ministre de la transition numérique et de la réforme de l'administration, a annoncé le 3 juillet 2023, la volonté de réaffirmer la primauté de l'arabe comme une langue officielle de l'administration conformément à la constitution.
Bien que les politiques publiques influencent largement les usages officiels des langues, l'usage du français au Maroc ne peut être appréhendé de manière homogène. Il s'inscrit dans une stratification sociolinguistique, distinguant plusieurs niveaux de maîtrise et d'usage. On distingue un français majoré, proche de la norme standard, principalement mobilisé par les élites administratives, économiques et intellectuelles ; un français mésolectal, caractérisé par des formes hybrides issues du contact entre le français, la darija et l’arabe classique ; et enfin un français minoré, d’avantage marqué par des approximations et utilisé dans des contextes populaires. Ces variations reflètent des inégalités d'accès à la langue et soulignent son rôle de marqueur social. Ces pratiques linguistiques s’inscrivent dans un contexte de plurilinguisme structurant, où coexistent le darija langue vernaculaire dominante, l’arabe standard et le français. Cette Coexistence favorise des phénomènes d’alternance codique, caractéristiques des sociétés maghrébines contemporaines.
Enfin, le paysage linguistique marocain est aujourd'hui marqué par de nouvelles dynamiques internationales. La montée de l'anglais, notamment chez les jeunes générations, témoigne d'une transformation des représentations linguistiques. En 2021, 41 % des jeunes considèrent l'anglais comme la langue internationale de référence (12). Cette évolution, combinée aux réformes éducatives, pourrait à terme, modifier l'équilibre entre les langues étrangères au Maroc.
Ainsi, la langue française occupe aujourd'hui, une position complexe : profondément ancrée dans les pratiques sociales, économiques et institutionnelles, elle ne bénéficie pourtant d’aucun statut officiel, cette situation reflète une tension entre héritage historique, affirmation, identitaire et ouverture internationale. Le cas marocain, illustre ainsi une phase de transition linguistique, dans laquelle le français, demeure langue centrale dans les usages, tout en étant progressivement redéfini dans un environnement plurilingue en mutation.
IV-Le français au Maroc : un levier stratégique dans les espaces africains et francophones
Le français au Maroc ne peut être réduit à un simple héritage historique issu de la période coloniale, mais une langue que les marocains se sont peu à peu appropriés. L’usage du français constitue aujourd’hui un véritable levier stratégique dans la politique extérieure du royaume, notamment dans ses relations avec le continent africain et les espaces francophones.
En effet, depuis son retour au sein de l’Union africaine en 2017 (13), le Maroc a engagé une politique active de réintégration et de renforcement de sa présence en Afrique. Dans ce contexte, le français, largement utilisé dans de nombreux pays africains, tels que le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Mali ou encore la République démocratique du Congo, constitue un outil privilégié de communication et de développement des relations diplomatiques et économiques. Tout en contribuant ainsi à renforcer la capacité du royaume à s’inscrire dans les dynamiques régionales, notamment en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale. À ce titre, le Maroc demeure engagé pour une action africaine commune au service des causes nobles du continent et des intérêts vitaux de ses citoyens. Cet engagement se traduit notamment par une participation active aux initiatives de l’Union africaine en matière de paix et de sécurité, par le renforcement de l’intégration économique du continent, ainsi que par la promotion de solutions africaines aux défis du développement durable et de la gouvernance.
Le sommet de l’Union africaine de février 2025 s’est d’ailleurs penché sur plusieurs enjeux majeurs, tels que la paix et la sécurité, l’intégration continentale, la sécurité sanitaire ou encore les changements climatiques, en plus du renouvellement du leadership de la Commission de l’Union africaine.
Par ailleurs, le Maroc occupe une place active au sein de l’Organisation internationale de la Francophonie, où le français constitue un vecteur essentiel de la coopération et d’influence. Le lancement, en novembre 2023 à Rabat, du Réseau des observateurs électoraux nationaux francophones illustre cet engagement, prolongé par l'organisation, le 20 avril 2026 dans la même ville, de l’ouverture de la 5e édition du cycle de formation spécialisée des observateurs des élections en Afrique. Cet événement, qui a réuni des responsables marocains et des représentants de la Commission de l’Union africaine, témoigne de l’implication du Maroc dans les enjeux de gouvernance démocratique à l’échelle continentale.
Ces initiatives montrent que le français constitue pour le Maroc un instrument diplomatique, un outil de coopération et un vecteur d’influence dans les espaces africains et francophones. À travers ce type d’initiatives, le Maroc participe à la diffusion de normes démocratiques et renforce son rôle dans les dispositifs de gouvernance internationale, en mobilisant le français comme langue de travail.
Toutefois, cette dimension stratégique s’inscrit dans une tension persistante avec les politiques nationales de valorisation de l’arabe et de l'amazigh, notamment depuis la constitution de 2011. Le français occupe ainsi une position paradoxale : à la fois langue héritée de l'histoire coloniale et ressource contemporaine au service de l’insertion internationale du Maroc.
Notes de bas de page
1 - Organisation internationale de la Francophonie, La langue française dans le monde. Édition 2026, Paris, Gallimard, 2026.
2 - Les crises marocaines de 1905 (Tanger) et 1911 (Agadir) opposent la France et l’Allemagne autour de l’influence au Maroc ; elles illustrent les rivalités impérialistes européennes et contribuent à l’aggravation des tensions internationales à la veille de la Première Guerre mondiale (Laurent Wirth, « Les crises marocaines (1905-1911) », Questions internationales, n°32, 2008).
3 - Leila Messaoudi, « La langue française au Maroc : statut et fonction revisités », Revue Langues, cultures et sociétés, 2024 ; voir également Mohamed El-Halfaoui, « La langue française au Maroc : un statut de facto et non de jure », 2022.
4 - Le Mouvement du 20 février, s’inscrit dans un climat de revendications sociales et politiques marquées par des demandes de réformes démocratiques, de justice sociale, de lutte contre la corruption, de réduction des inégalités et d’amélioration des conditions de vie. Les manifestants réclament également davantage de libertés publiques, une séparation des pouvoirs plus affirmée ainsi qu’un accès plus équitable aux services publics et à l’emploi.
5 - Constitution du Royaume du Maroc, adoptée par référendum le 1er juillet 2011, article 5. Disponible sur le site officiel du gouvernement marocain.
6 - Mohamed El-Halfaoui, « La langue française au Maroc : un statut de facto et non de jure », 2022.
7 - Organisation internationale de la Francophonie, La langue française dans le monde, Paris, 2022.
8 - Durant la période coloniale, l’Algérie est intégrée à la France comme département (1848), tandis que la Tunisie est un protectorat (1881) conservant des institutions locales. Cette distinction explique des modes d’administration et des héritages politiques différents.
9 - BOUCHERIT, Aziza, Indépendances nationales et politiques linguistiques au Maghreb, 2018.
10 - « Généralisation de l’enseignement de l’anglais à partir de la rentrée scolaire 2023-2024 », Consonews, 25 mai 2023.
11 - Haut-Commissariat au Plan, Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH 2024), Rabat, 2024, disponible en ligne ; TelQuel, « Plus de 57 % des Marocains savent lire et écrire le français… », 17 décembre 2024.
12 - COLLAS, Aurélie, « Au Maroc, les jeunes préfèrent l’anglais au français », Le Monde, 2 juin 2023.
13 - Le Maroc s’est retiré en 1984 de l’Organisation de l'unité africaine (devenue Union africaine) pour protester contre l’admission de la RASD. Il a réintégré l’Union africaine le 30 janvier 2017 afin de renforcer sa présence diplomatique et ses partenariats africains.
Bibliographie indicative
BOUCHERIT, Aziza, « Indépendances nationales et politiques linguistiques au Maghreb », dans Mélanges offerts à Madiha Doss. La linguistique comme engagement, Le Caire, Institut français d’archéologie orientale, 2018.
COLLAS, Aurélie, « Au Maroc, les jeunes préfèrent l’anglais au français », Le Monde, 2 juin 2023.
CONSEIL SUPÉRIEUR DE L’ÉDUCATION, Programme national d’évaluation des acquis (PNEA) : rapport analytique, Rabat, 2019.
CONSONEWS, « Généralisation de l’enseignement de l’anglais à partir de la rentrée scolaire 2023-2024 », 25 mai 2023, disponible en ligne : https://consonews.ma/47179.html
CONSTITUTION DU ROYAUME DU MAROC, 2011.
EL-HALFAOUI, Mohamed, « La langue française au Maroc : un statut de facto et non de jure », Revue internationale d’éducation de Sèvres, 2022, disponible en ligne : https://journals.openedition.org/ried/25233
HAUT-COMMISSARIAT AU PLAN, Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH 2024), Rabat, 2024.
LE360, « L’arabe imposée comme langue officielle dans toutes les administrations », 2023.
MESSAOUDI, Leila, « La langue française au Maroc : statut et fonction revisités », Langues, cultures et sociétés, vol. 10, n° 2, 2024.
MIDDLE EAST EYE, « Maroc : la langue arabe imposée dans l’administration », 2023.
MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES, DE LA COOPÉRATION AFRICAINE ET DES MAROCAINS RÉSIDANT À L’ÉTRANGER, « Le Maroc demeure engagé pour une action africaine commune au service des causes nobles de l’Afrique et des intérêts vitaux de ses citoyens », disponible en ligne : https://diplomatie.ma/fr/le-maroc-demeure-engag%C3%A9-pour-une-action-africaine-commune-au-service-des-causes-nobles-de-l%E2%80%99afrique-et-des-int%C3%A9r%C3%AAts-vitaux-de-ses-citoyens
ORGANISATION INTERNATIONALE DE LA FRANCOPHONIE, La langue française dans le monde, Paris, 2022.
ORGANISATION INTERNATIONALE DE LA FRANCOPHONIE, La langue française dans le monde. Édition 2026, Paris, Gallimard, 2026.
REVUE INTERNATIONALE D’ÉDUCATION DE SÈVRES, « Langues d’enseignement et politiques linguistiques au Maroc », s.d., disponible en ligne : https://journals.openedition.org/ried/25233
REVUE INTERNATIONALE DES FRANCOPHONIES, « Dynamiques linguistiques et francophonie au Maroc », s.d., disponible en ligne : https://rifrancophonies.com/index.php?id=966
TELQUEL, « Plus de 57 % des Marocains savent lire et écrire le français, 20 % l’anglais et 1,5 % l’amazigh », 17 décembre 2024, disponible en ligne : https://telquel.ma/instant-t/2024/12/17/plus-de-57-des-marocains-savent-lire-et-ecrire-le-francais-20-langlais-et-15-lamazigh_1909182/
WIRTH, Laurent, « Les crises marocaines (1905-1911) », Questions internationales, n° 32, La Documentation française, 2008.
« Le Maroc demeure engagé pour une action africaine commune au service du continent », Le Matin, 16 février 2025, disponible en ligne : https://lematin.ma/nation/le-maroc-demeure-engage-pour-une-action-africaine-commune/264440



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