Le "couple" franco-allemand à l'épreuve du sommet d'Ankara de l'OTAN
- cirmafrance
- 5 juil.
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La rencontre entre Catherine Vautrin et Boris Pistorius à l'hôtel de Brienne intervient dans un climat plus lourd, où la France, qui défendait une Europe de la défense, doit se résigner à accepter les conditions d'une OTAN 3.0.

Le couple franco-allemand sort de deux chocs industriels majeurs, à savoir, l'abandon, le 8 juin 2026, du programme d'avion de combat SCAF, et les incertitudes pesant sur le char du futur MGCS, dont le directeur général de Rheinmetall a lui-même reconnu qu'il ne pouvait garantir sa réalisation. Dans ce contexte, la préparation du sommet d'Ankara (7-8 juillet) du Conseil des ministres franco-allemand et du CFADS (17 juillet) ressemble à un exercice de reconstruction de la confiance bilatérale, après des mois où Berlin a semblé privilégier des solutions nationales ou des partenariats élargis à d'autres industriels européens.
L'autre enjeu de la rencontre tient à la simultanéité des trajectoires budgétaires. En effet, l'Allemagne engage un effort de réarmement sans précédent depuis la fin de la Guerre froide, tandis que la France vient d'acter une hausse de 36 milliards d'euros de sa loi de programmation militaire. Une convergence budgétaire, qui doit désormais être maintenue et conditionnée par les exigences de l'Alliance Atlantique et des Etats-Unis.
L'incertitude qui plane sur les relations en matière de défense et de sécurité, entre les deux puissances européennes sont nombreuses, Berlin privilégiant largement sa coopération avec Washington.