Donald Trump et les Etats-Unis, les grands gagnants de l'Alliance, à un mois du sommet d'Ankara
- cirmafrance
- il y a 7 jours
- 2 min de lecture
Ce jeudi 18 juin 2026, les ministres de la Défense des trente-deux pays de l'OTAN se sont réunis au siège de l'Alliance pour leur dernière session avant le sommet d'Ankara, prévu les 7 et 8 juillet. Le secrétaire général Mark Rutte a salué des progrès sur l'investissement de défense et la conversion des budgets en capacités opérationnelles.
Les Alliés du Groupe des plans nucléaires ont publié une déclaration réaffirmant la modernisation de la dissuasion nucléaire de l'Alliance, tandis que le Groupe de contact pour la défense de l'Ukraine, réuni en présence de Volodymyr Zelensky, a annoncé de nouvelles contributions via le mécanisme Prioritized Ukraine Requirements List (PURL).
Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a quant à lui annoncé un réexamen de six mois de la présence militaire américaine en Europe, critiquant vertement les alliés qui ne s'alignent pas sur les attentes de Washington.

Déjà, au sommet de La Haye en juin 2025, les trente-deux États membres avaient approuvé un objectif de dépenses de défense, fixant la barre à 5 % du PIB d'ici 2035, dont au moins 3,5 % consacrés à la défense militaire proprement dite et 1,5 % à la sécurité élargie, incluant la protection des infrastructures critiques et la cybersécurité. Cet engagement répondait directement à la pression exercée par Donald Trump, qui réclamait cet investissement de puis plusieurs années. Mais, même si les pays européens de l'OTAN et le Canada ont collectivement augmenté leurs dépenses de près de 20 % l'an dernier, soit 90 milliards de dollars supplémentaires, trois pays européens, dont la République tchèque et la Slovénie, sont retombés cette année en deçà du seuil antérieur de 2 %, tandis que plusieurs autres, comme la France, ne le dépassent qu'à peine.
La question du partage du fardeau restera dans les discours et pressions américaines jusqu'au sommet d'Ankara. Les annonces de Pete Hegseth, avant et pendant le sommet, son symptomatiques du doute que souhaitent laisser planer les américains sur l'avenir de l'Alliance et de la participation américaine. Cette spéculation, catalysée par le retour de la guerre en février 2022 et les menaces hybrides, semblent néanmoins porter ses fruits. Mark Rutte lui-même, en évoquant une « OTAN 3.0 » valide, en partie, la position américaine (NDLR : surtout en insistant sur l'efficacité des Bases Industrielles et Techniques de Défense des pays membres).
« Nous continuerons de moderniser nos capacités nucléaires, d’améliorer la planification et de procéder aux ajustements nécessaires pour que notre dispositif de dissuasion nucléaire demeure adapté. », Mark Rutte
Enfin, la présence remarquée de Volodymyr Zelensky, suite au possible réchauffement de la relation avec les Etats-Unis, a permis aux membres du Groupe de contact pour la défense de l’Ukraine de réaffirmer leur soutien en faveur de Kyïv, en annoncé des contributions supplémentaires au travers du mécanisme PURL (NDLR : largement diminué à cause du conflit mené en Iran par les Etats-Unis).



Commentaires