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Pete Hegseth à Bruxelles : L'Amérique et la condition de l'Alliance

  • Photo du rédacteur: cirmafrance
    cirmafrance
  • 17 juin
  • 1 min de lecture

Le secrétaire américain à la Défense Pete Hegseth se rend à Bruxelles pour participer à la réunion ministérielle de l'OTAN. Pete Hegseth délivrera le message selon lequel les alliés européens doivent prendre en charge la défense conventionnelle du continent, ce qui implique de porter leurs dépenses militaires à 5 % du PIB, de développer leur industrie de défense et de déployer des forces crédibles sur le terrain.


Une démarche bien connue de la posture américaine et de l'administration Trump, qui, depuis son retour à la Maison-Blanche, continue de défendre l'idée du partage du fardeau au sein de l'Alliance.



L'exigence des 5 % du PIB est, dans l'immédiat, politiquement irréaliste pour la quasi-totalité des membres de l'Alliance. À titre de comparaison, les États-Unis eux-mêmes consacrent environ 3,5 % de leur PIB à la défense. Demander aux Européens de dépasser cet effort américain relève donc d'une stratégie de pression maximale, un style de négociation désormais bien identifié dans la boîte à outils de l'administration Trump. L'objectif réel est probablement d'ancrer un nouveau plancher psychologique et budgétaire bien au-delà des 2 %.


Malgré la prise de conscience des européens, face à la nécessité de rebatir leurs armées et leurs bases industrielles de défense, ce basculement les place devant un choix : subir la pression américaine et augmenter leurs budgets dans le cadre otanien, ou saisir cette injonction comme une opportunité pour bâtir une défense européenne dotée d'une réelle autonomie capacitaire. Ces deux options restent toujours sur la table, même si, depuis le début de cette année, l'Europe de la défense a basculé, dans les discours, vers le pilier européen de l'OTAN.


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